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High in the Sky (S2, Ep1)

Samedi 19 mai, le Chicago Sky démarrait sa 13ème saison WNBA et accessoirement l’an 2 de sa reconstruction, sur le parquet de son plus grand rival, le Fever d’Indiana. Sur les 10 dernières années, Chicago a connu toutes les peines du monde à battre le Fever, avec un bilan peu reluisant de 12-28 en saison régulière, plus 3 séries de PO en 2013, 2014 et 2015, qui ont vu 2 qualifications d’Indiana contre une pour le Sky, qui avait atteint les finales NBA 2014.

Indiana est actuellement dans la même situation que Chicago, après le perte d’un élément majeur en 2016 : Elena Delle Donne d’un côté et Tamika Catchings (retraite) de l’autre. 2 pertes qui ont obligés les 2 franchises à revoir leurs plans et repasser par une reconstruction. Pour se faire, Indiana a engagé Pokey Chatman, tout juste virée de Chicago après 6 saisons dont 4 qui se sont concluent par des qualifications en PO, les premières de l’histoire du Sky. Côté Chicago, on a décidé de faire confiance à Amber Stocks, qui a récupérée la double casquette de coach et GM malgré une expérience qui se résumait à 2 saisons en tant qu’assistant coach à Los Angeles. Pour poursuivre dans les similitudes, les 2 équipes ont connues une saison 2017 compliqué (9-25 pour le Fever et 12-22 pour le Sky).

Au moment de se retrouver en ce samedi 19 en fin de matinée, les 2 équipes semblaient pourtant dans des dynamiques différentes. Chicago s’est présenté avec 3 Rookies prometteuses et a conservé ses joueuses d’expérience, qui ont toutes prolongées, tandis qu’Indiana aligne un effectif jeune ou seule l’ex Sky Cancice Dupree fait figure d’ancienne. Les premières minutes sont malgré tout équilibrées et remplies de maladresses des 2 côtés, avec de faibles pourcentages même près du cercle, du déchet dans les passes et peu de mouvement. Avec l’absence de Vandersloot et une pré-saison peu convaincante sur le plan offensif (61.3 PPG seulement), le manque d’automatisme se fait cruellement ressentir pour le Sky.


Allie Quigley a été clutch en ce début de saison

Dans ces cas là on s’en remet aux valeurs sûres. All Star pour la 1ère fois en 2017, Allie Quigley enchaîne les paniers : Jumpers mi distance, lay-ups, THREES … la native de Chicago prend les choses en main et met son équipe sur les bons rails, avec 11 pts dans le 2ème quart. Du coup ses partenaires prennent confiance et Diamond DeShields démontre l’étendue de ses qualités balle en main, que ce soit pour remonter la balle, faire les bons décalages ou aller chercher de bons rebonds et être appliquée à la finition.

Dés lors c’est le Sky qui fait la course en tête, avec de bons rebonds offensifs et des hustles plays de ses remplaçantes à l’image de Coates qui se jette au sol pour récupérer une balle qui deviendra un THREE, ou encore Cheyenne Parker qui fait le ménage inside pour obtenir des secondes chances. Au fil des minutes une vraie supériorité se dessine face à une équipe du Fever qui manque de vécu commun et d’individualités capables de prendre les choses en main. Candice Dupree tente de qu’elle peut mais l’ensemble parait assez inoffensif et peu combatif, avec seulement 8 lancers francs obtenus sur l’ensemble du match.

Kahleah Copper rentre un jumper au buzzer du 3ème quart pour faire +12 Chicago, et même quand le Fever revient à 4pts assez rapidement dans le 4ème quart, le Sky ne panique pas et profite du manque de puissance dans la raquette adverse pour porter l’estocade. Discrète jusqu’ici, Stefanie Dolson enchaîne les hooks et lay-up pour faire gonfler l’avance des siennes, qui bénéficient en plus de plusieurs contre attaques rapides car Indiana précipite des shoots pour tenter de vite revenir, sans succès.

Au final Chicago s’impose aisément (82-64) et débute parfaitement sa saison régulière. Une large victoire sur le parquet de son rival historique, avec déjà quelques belles promesses affichées dans le jeu et une montée en puissance au fil des minutes qui laisse présager de bonnes choses, surtout en l’absence de Vandersloot, c’est de bon augure. Allie Quigley termine avec 19pts à 8/12 dont 3/5 à 3pts, Diamond DeShields fait des débuts remarqués (18pts à 7/11, 8rbs, 3asts), Dolson fini bien (11pts, 7rbs, 5asts), Cheyenne Parker est presque en double double en sortie de banc (10pts/8rbs), l’équipe a shooté à 49.2% et signé 19 asts sur 31 paniers inscrits. Des stats surprenantes et porteuses d’espoir même si l’opposition était extrêmement faible.


Diamond DeShields a impressionnée par son aisance

A peine le temps de digérer ce beau succès qu’il fallait enchaîner dés le lendemain, avec la réception du New York Liberty dans la toute nouvelle WinTrust Arena, qui ramène l’équipe dans le centre ville de Chicago après plusieurs années passées à Rosemont, plus au nord. Le mythique Speaker de la grande époque des Chicago Bulls, l’inimitable Ray Clay, est de retour pour cette nouvelle saison et donne de la voix pour présenter l’équipe, qui démarre la partie comme elle avait finie la précédente, avec de bons moves collectifs, une superbe circulation de balle et des paniers faciles près du cercle. On retiendra pour la petite histoire que c’est la Rookie Gabby Williams, peu en vue à Indiana la veille, qui a inscrit le 1er panier officiel dans cette nouvelle salle.

En face la résistance est solide, avec notamment la toujours dangereuse Tina Charles à l’intérieur mais elle est un peu esseulée, surtout que NY compte pas mal d’absences importantes pour blessures, tel que Kiah Stokes ou Epiphanny Prince. Malgré tout l’équipe de Katie Smith, qui effectue là son 1er match en tant que Head Coach WNBA, démontre une belle combativité et l’énergie des remplaçantes permet de rester dans le match, avec Kia Nurse et Amanda Zahui B qui sont dans tout les bons coups, si bien que c’est même NY qui mène à la pause (40-38).

Les défenses se resserrent dans la 2ème mi-temps, avec un duo Alaina Coates/ Cheyenne Parker qui semble déjà afficher une certaine complémentarité dans ce secteur, posant pas mal de problèmes à Tina Charles et profitant de quelques lancers et lay-ups de l’autre côté pour alimenter le scoring. Malgré le buzzer beater de Charles à la fin du 3ème quart-quart, c’est Chicago qui a inversé la tendance et mène de 5pts (56-51), avant de s’en remttre une nouvelle fois à Allie Quigley.

L’arrière débute le 4ème quart par 2 Catch’n’Shots depuis l’elbow qui font ficelle avant de bien provoquer 3 lancers, en mettre 2 puis claquer un THREE dans la foulée !Entre les exploits offensifs de Quigley et la défense solide de Dolson et Parker (3 blks pour elle), Chicago maintient NY à distance malgré sa bonne résistance. DeShields continue de démontrer son aisance balle en main et sa confiance pour une Rookie (qui possède quand même déjà une saison pro en Turquie à son actif) et si Tina Charles maintient le suspense, Quigley (15 de ses 22pts dans le dernier acte) enchaîne les lancers pour garder les siennes en tête (+3 à 3mins du terme).


Gabby Williams, auteur de 12pts face à NY

Une avance qui sera finalement suffisante malgré les tentatives désespérées de Nurse et Zahui B pour revenir. Avec en prime un panier plein de malice de Jamierra Faulkner, qui fait une remise en jeu dans le dos d’une adversaire pour ensuite reprendre la balle et rentrer un Jumper, Chicago s’impose 80-76 et débute la saison par un 2-0 qui a de quoi surprendre tant il semblait improbable, surtout en back-to-back. Mais l’énergie affichée et la qualité du jeu offensif déployé laisse espérer de bonnes choses pour la suite, même s’il faudra évidemment voir ça face à des oppositions plus solides et expérimentées lors des prochaines semaines.

En tout cas ça démarre fort …

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