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High in the Sky (S2, Ep6)

Chaque lundi, « High in the Sky » sera une rubrique qui reviendra en détails sur les rencontres et faits marquants de la semaine précédente pour le Chicago Sky, avec aussi parfois un focus sur une joueuse précise afin de suivre régulièrement l’évolution de ce groupe et découvrir l’effectif ainsi que le staff.

Episode 6 : Boucler la boucle

Une réaction qui en dit long ! En plantant un THREE à l’entame de la dernière minute du match pour assurer un succès précieux face à Phoenix ce dimanche soir, Allie Quigley a mis fin à une série négative de 6 défaites de rang et libérée toute une franchise, qui a exulté par la suite. Une réaction logique quand les 6 derniers matchs se sont soldés par autant de déconvenues, toutes par plus de 10pts d’écart (17, 18, 11, 11, 28 et 16pts) et sans réels signes d’amélioration. Mais ce succès précieux face à Phoenix, qui avait battu le Sky il y a 2 semaines pour débuter cette série de revers, permet de boucler la boucle de la meilleure des manières pour Chicago, qui va faire le plein de confiance pour la suite.

Cette victoire pourrait pourtant presque trouver ses origines dans les 2 défaites qui l’ont précédée. Un double affrontement face à Washington et sa star Elena Delle Donne qui n’est pas sans rappeler de nombreux souvenirs positifs du côté de Chicago, notamment ce trip aux WNBA Finals 2014 … face à Phoenix. 2 défaites aux scénarios diamétralement opposés : Dans la capitale mardi dernier, les filles d’Amber Stocks ont pris l’eau de toutes parts, face à une Kristi Toliver en feu d’entrée et, comme c’est souvent le cas, un 2ème quart-temps catastrophique au cours duquel l’écart se creuse généralement, tant Chicago peine à y produire un jeu simple et trouver d’autres solutions offensives que la seule Cheyenne Parker, qui va de nouveau briller ce soir là (18pts à 4/9 aux tirs et un incroyable 10/12 aux lancers francs, 9rbs).


Cheyenne Parker toujours au top

Parker sera pratiquement la seule à briller ce soir là, avec l’ex Mystic Kahleah Copper qui a su bonifier son temps de jeu dans la débâcle (13pts à 5/9). Mais quand aucune des titulaires n’atteint les 10pts et cumule 26pts à 9/31 aux tirs (4/20 aux shots et 7 balles perdues pour le duo Quigley/Vandersloot), difficile d’espérer grand chose. La défense de Washington a été trop étouffante pour une équipe de Chicago incapable de varier son jeu. Elles termineront la soirée avec seulement 60pts inscrits à un pauvre 29.7% aux shots, plus de balles perdues (17) que d’assists (14) pour une défaite sans appel de 28pts (88-60).

La revanche, programmée 3 jours plus tard à la Wintrust Arena de Chicago, voit le retour sur les parquets de l’ex Mystic Stefanie Dolson, enfin débarrassée de cette douleur au tendon. Un retour qui va pourtant avoir du mal à galvaniser les troupes, tout du moins au départ car le match part sur les mêmes bases que la première confrontation, avec une Delle Donne dans tout les bons coups, qui post up et claque des And Ones, prend des rebonds, ou rentre des THREES si on l’oblige à s’écarter du cercle … Washington inscrit 30 et 34pts dans les 2 premiers quarts pour créer un écart considérable (-25 à la pause, 64-39). La défense de Toliver et Cloud sur le duo arrière adverse coupe absolument toute connexion inside/outside chez le Sky …

… pourtant le 3ème quart-temps va être totalement différent. Entre une équipe de Washington qui se repose un peu sur ses acquis et le Sky qui se met à presser full court, faire des prises à 2 pour couper les lignes de passes et mieux protéger son cercle avec un Dolson très active, le momentum change au fil des minutes. C’est désormais Chicago qui étouffe les Mystics, provoquant 10 balles perdues dans ce seul 3ème quart pour enchaîner les paniers en contre attaque, dont une superbement menée par Vandersloot et DeShields qui trouve Quigley d’une superbe passe dans le dos. Mais même sur jeu placé, le rythme et les screens sont plus solides et les tirs ouverts s’accumulent, permettant à Quigley et Dolson notamment de faire des dégâts de loin. Malgré 2 And Ones consécutifs de Monique Currie, Washington souffre et voit les locales revenir sous la barre des 10pts dans le 4ème quart-temps.

Hélas ça ne suffira pas, Chicago est parti de trop loin pour vraiment espérer réaliser un exploit qui aurait été retentissant. L’écart final (16pts, 93-77) est presque anecdotique car côté Sky, tout le monde veut insister sur cette 2ème mi-temps pleine de promesses qui a peut être été un moment clé dans la cohésion du groupe.


Un bonheur de revoir Stefanie Dolson

Arrive alors cette réception de Phoenix dimanche soir. Le Mercury a enchaîné les succès avant de tomber 2 jours plus tôt face à Minnesota, excusez du peu. Mais ça n’empêche pas le Sky de partir pied au plancher ! Sous l’impulsion de Vandersloot, excellente à la distribution, Chicago frappe fort avec un 10-0 run entre THREES démarqués et pénétration assorties de lancers bonus. Défensivement, les efforts sont également présents avec les nombreuses ajustements d’Amber Stocks, qui modifie son secteur intérieur toutes les 2, 3 minutes, alignant Ndour et Gabby Williams au début avant de tester toutes les paires possibles, entre Parker/Dolson, Dolson/Ndour, Parker/Coates etc … Une stratégie similaire à ce qu’on voit en Hockey sur glace, ou les joueurs enchaînent les passages de 2, 3 mins avant de retourner souffler sur le banc, qui a le double avantage de pouvoir faire souffler tout le monde, mais aussi de perturber l’adversaire qui doit à chaque fois s’adapter de nouveau.

Griner et Bonner ont du mal à réellement trouver des solutions face à l’agressivité et l’énergie du Sky, qui prend rapidement 16pts d’avance et déroule un Basket agréable ou tout le monde se met en évidence. Pourtant il suffit de peu de chose pour enrailler la machine et Phoenix profite du désormais traditionnel coup de mou du Sky au 2ème quart pour se rapprocher (47-43 à la pause). A ce moment là Taurasi est invisible et ne s’est signalée que par une technique pour contestation, tandis que Bonner peine à régler la mire et le banc du Mercury ne parvient pas à hausser le niveau.

Néanmoins les filles de Sandy Brondello restent dans la rencontre avec Griner qui prend de plus en plus ses aises entre rebonds autoritaires, paniers près du cercle et contres dissuasifs. Elle prend peut être un peu trop ses aises d’ailleurs, laissant ses longs bras se balader sur le visage de Dolson qui s’écroule de tout son long dans la raquette. Les refs prennent le temps de regarder la vidéo avant d’exclure Griner pour une faute flagrante de catégorie 2. Chicago en profitera pour prendre 8pts d’avance mais Phoenix ne compte pas baisser les bras pour autant. Taurasi se réveille, bien aidée par January et Lyttle et revoilà le Mercury dans la rencontre, revenant à -6 avec 4 minutes à jouer (84-78). C’est le moment choisi par Quigley pour prendre les choses en main. Entre des hustles plays gagnants, une défense agressive sur Taurasi et 2 THREES cruciaux, elle a permis à son équipe de sceller la rencontre et offrir une libération si longtemps espérée !


Vandersloot impériale dans la victoire face à Phoenix

Mais le rôle de Vandersloot n’est pas à mettre de côté dans ce succès. Son apport a été tout bonnement formidable et même ses stats ronflantes (14pts, 12asts, 6rbs, 2stls) ne rendent pas justice à la qualité de sa performance de chef d’orchestre. Au final Chicago s’impose 97-88, signant son Season High aux points inscrits, avec une adresse intéressante (49.3% dont 43.5% à 3pts) et un collectif parfaitement huilé (23 asts sur 33 paniers). De loin la meilleure performance de ce groupe jusqu’ici cette saison, face à un adversaire extrêmement solide.

De quoi souder le groupe et enfin lancer cette saison ? Seul la répétition de ce genre de performance apportera une réponse claire. Les prochains matchs (Atlanta mardi puis 2 fois NY vendredi et dimanche) vaudront le coup d’oeil !

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