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High in the Sky (S2, Ep12)

Chaque lundi, « High in the Sky » sera une rubrique qui reviendra en détails sur les rencontres et faits marquants de la semaine précédente pour le Chicago Sky, avec aussi parfois un focus sur une joueuse précise afin de suivre régulièrement l’évolution de ce groupe et découvrir l’effectif ainsi que le staff.

Episode 12 : Dans l’ombre

On ne la remarque pas toujours, comme dissimulée par des joueuses plus flashys dont les statistiques sont plus « visibles » que les siennes, mais au moment de regarder la feuille de match, il y a une constante qui se dégage : Cheyenne Parker a fait le boulot, et l’a très bien fait ! La preuve avec son PER, le fameux Player Efficiency Rating, qui mesure l’efficacité des joueuses : un fabuleux 20.4, largement en tête du Chicago Sky (Vandersloot est 2ème avec 19.0) et bien au dessus de la moyenne de la WNBA (15.0) !

Des statistiques qui confirment un rendu visuel pourtant évident : Cheyenne Parker est un élément majeur du Sky. Son style peu spectaculaire fait moins rêver que les passes de Vandersloot ou les Catch’n’Shoot d’Allie Quigley, mais son importance dans l’équipe est du même niveau que les 2 arrières, au point d’être aujourd’hui la 4ème meilleure marqueuse de l’équipe, ses 10.1 PPG lui permettant de se positionner à la fois dans la course au trophée pour la joueuse ayant le plus progressé, tout comme pour le titre de meilleure remplaçante, titre obtenu à 2 reprises par Allie Quigley justement.

Utilisé parfois en 5, ou elle sait faire jouer sa puissance et utiliser ses moves dos au cercle, ou plus souvent en 4 ou elle est capable d’étirer la défense adverse avec un Jumper devenu respectable, elle a fini par trouver sa place dans cette ligue et dans cette équipe, après 3 premières saisons plus compliquée entre maigre temps de jeu, manque de confiance et blessures.

Pour la première fois de sa carrière, Parker a évoluée en Europe la saison dernière, en Pologne. C’est la bas que la confiance s’est engrangée, entre séances vidéos pour décortiquer son jeu au Sky pendant son temps libre et responsabilités offensives avec son équipe du Wisla Cracovie. Dans le championnat Polonais, elle a tourné à 48.3% à 3pts, contre 0/4 sur l’ensemble de ses 3 premières saisons WNBA ! Un bond fulgurant en avant qui s’explique par un geste bien plus maîtrisé. Il suffit de la voir shooter des lancers francs pour se rendre compte du changement. Elle plie plus sur ses genoux et accompagne mieux la balle et la encore, ça se voit dans les stats : En 3 ans elle avait shooté 94 lancers francs pour 49 réussites. Cette saison ? 68/92 ! Soit 73.9%, pile 10% de plus que l’an dernier et 10.5% de mieux que sa moyenne en carrière !

Une nouvelle panoplie offensive qui permet à Coach Amber Stocks d’aligner des 5 ou tout le monde est capable de shooter de n’importe ou, avec Dolson, DeShields, Quigley et Vandersloot, tout comme de mettre l’accent sur le rebond et la défense, en alignant Coates et Williams en compagnie de Parker ! Des atouts plus qu’intéressants en fonction de la stratégie adverse et du score.

Sa défense est également en nette progression, avec son mix de mobilité et puissance, elle est capable de tenir différents types d’intérieurs. A l’image de Liz Cambadge mardi dernier. L’Australienne a démarré la rencontre en scorant les 7 premiers points de son équipe, prenant systématiquement le dessus sur Stefanie Dolson. A l’entrée de Parker, son activité a particulièrement gênée Cambadge, qui terminera malgré tout la partie avec 33pts à 12/15 aux tirs et 13rbs, mais aura eu bien plus de difficulté à être mise en évidence par ses partenaires quand Parker rodait dans les parages.

Et surtout elle l’a fait travailler de l’autre côté : Parker a enchaîné les lay-ups et les Jumpers, égalant son Career High de 20pts, établi plus tôt dans la saison face à Las Vegas. Elle s’est même permis le luxe d’inscrire le panier de la victoire, une claquette qui met les siennes en tête à 5.3 secondes de la fin d’un match serré jusqu’au bout (succès 92-91 de Chicago). Hélas la large défaite 3 jours plus tard, face à une équipe d’Atlanta largement supérieure et une McCoughtry intenable, n’auront pas mis en lumière le nouveau bon match de Parker (8pts à 2/4, 5rbs, 3blks), qui s’est démenée face à Elizabeth Williams et ses anciennes coéquipières au Sky Jessica Breland et Imani McGee-Stafford.

Et même si les résultats restent décevants et Chicago est à quelques jours d’être officiellement éliminé de la course aux Play-Offs, la progression de Parker fait partie des meilleures choses qui soient arrivées cette saison pour cette équipe. Reste à savoir jusqu’où cette progression peut la mener ! « Des joueuses comme Stefanie Dolson ou Tina Charles nous démontrent à quel point les joueuses au poste peuvent avoir un impact » explique Amber Stocks. « Je pense que Cheyenne a les capacités de devenir All Star dans cette ligue. Elle travaille dur, étudie son jeu, elle a une vraie passion pour ce jeu et elle est facile à coacher, elle veut toujours s’améliorer. Elle a toutes les cartes en main. »

Reste à bien les utiliser !

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