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La saison 1966/67

C’est donc le 15 octobre 1966 que les Chicago Bulls disputent le 1er match professionnel de leur histoire, sur le parquet des St Louis Hawks, dont l’entraîneur/joueur Richie Guerin annonce que cette jeune équipe des Bulls serait déjà heureuse de gagner 10 matchs vu son effectif. Quelques heures plus tard, la victoire numéro 1 était acquise, 104-97, avec un Guy Rodgers auteur de 36pts ! Le 1er 5 de départ du club se compose de Guy Rodgers, Jerry Sloan, Don Kojis, Bob Boozer et le pivot Len Chappell. A noter que dans l’équipe d’en face évoluait un jeune arrière du nom de Rod Thorn, qui deviendra GM des Bulls plus d’une dizaine d’année plus tard !

Le 18 octobre, pour leur 1er match à domicile, l’affiche est belle face aux Golden State Warriors et Rodgers, désireux de se venger de son ancienne équipier Rick Barry avec qui les rapports s’étaient détériorés, signe un invraisemblable Triple Double avec 22 points, 10 rebonds et 21 passes décisives pour assurer un 2ème succès pour les siens 119-116 devant 4.200 spectateurs dans l’International Amphitheatre de Chicago, avec des tickets à 3$ en courtside ! Dés le lendemain, les Bulls grimpent même à 3 succès en 3 matchs, en battant les Los Angeles Lakers 134-124 malgré 45 points d’Elgin Baylor. Mais là encore, Rodgers est phénoménal et inscrit 34 points et donne 18 passes décisives devant 5.500 personnes.

Un début de saison de rêve mais les défaites vont vite faire redescendre sur terre tout ce petit monde, notamment une série de 16 revers en 18 rencontres entre le 8 novembre et le 13 décembre, avant un match face à Detroit qui se jouera sur terrain neutre, à Evansville dans l’Indiana. Jerry Sloan, qui a fait son cursus Universitaire la bas, termine meilleur marqueur de la rencontre avec 17 points et Chicago retrouve enfin la voie du succès, 93-87. Ils enchaîneront d’ailleurs 5 victoires, la dernière le 21 décembre contre New York avec Guy Rodgers qui donne 24 passes décisives, un record de Franchise qui tient encore aujourd’hui.

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L’équipe se distingue par un style défensif rugueux et une grosse débauche d’énergie de tout les instants, dans le sillage d’un Jerry Sloan hargneux au possible, qui mène la vie dure à tout ses vis à vis soir après soir. « On était motivés pour ce faire un nom car nous venions presque tous d’équipes qui ne voulaient plus de nous » se souvient Sloan. « C’était une équipe de guerrier » confirme Len Chappell, auteur du 1er panier de l’histoire des Bulls « Guy Rodgers était un super joueur, un passeur hors pair, ça n’arrive pas souvent dans de nouvelles équipes ». Rodgers est la star de l’effectif et Kerr l’a bien compris en lui laissant un maximum de liberté à la création. Son excellente vision du jeu et la qualité de son shoot seront de gros atouts pour les Bulls. D’ailleurs, il sera sélectionné pour le All Star Game, en compagnie de Jerry Sloan.

Dans une NBA à seulement 10 équipes à l’époque, Chicago est à la lutte avec les Detroit Pistons pour obtenir la dernière place qualificative pour les Play-Offs dans la Conférence Ouest. Grâce à 4 succès sur les 7 rencontres précédentes, Chicago est légèrement devant Detroit au moment d’aller les affronter dans le Michigan le 15 avril, à 4 jours de la fin de la saison régulière. 32 points de Jerry Sloan permettront à Chicago d’obtenir un succès précieux et valider leur billet pour la post-season. Ils deviennent la 1ère équipe de l’histoire de la NBA à se qualifier pour les Play-Offs lors de leur première année d’existence, malgré un bilan de 33 victoires pour 48 défaites.

Hélas l’expérience Play-Off tournera court. Opposé aux St Louis Hawks au premier tour, il n’y aura pas de suspense et les Hawks, bien plus expérimentés et appliqués qu’en saison régulière derrière leur duo Guerin/Lenny Wilkens, infligeront un violent sweep aux Bulls, 3-0. Néanmoins cette première saison de Chicago est à considérer comme un succès. Guy Rodgers est le meilleur marqueur de l’équipe (18.0PPG) mais aussi meilleur passeur de la ligue avec 11.2 passes décisives par match, Jerry Sloan est quand à lui le leader défensif et vocal d’une formation qui terminera 5ème meilleure défense de la ligue, le pivot remplaçant Erwin Mueller est élu dans le meilleur 5 des Rookies et Johnny « Red » Kerr est même désigné Coach de l’année.

Les bases sont posées pour la suite et Chicago, avec une moyenne de 4772 spectateurs par matchs dont 176 abonnés à l’année, ne demande qu’à grandir.

Bulls 66-67 Home Team

Bilan : 33-48
Classement : 4ème de la Western Division
Attaque : 113.2 PPG (9ème sur 10)
Défense : 116.9 PPG (5ème sur 10)
Meilleur scoreur : Guy Rodgers (18.0)
Meilleur rebondeur : Jerry Sloan (9.1)
Meilleur passeur : Guy Rodgers (11.2 LEAD NBA)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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