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La saison 1967/68

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La 2ème saison des Bulls débute de manière difficile avec la perte de Don Kojis dans des circonstances rocambolesques : Avec la création des San Diego Rockets, une nouvelle expansion Draft est organisée, et Chicago décide de protéger son Starting 5, dont Kojis fait parti, plus 2 remplaçants. Sauf que dans l’avion qui amène les dirigeants des Bulls à New York pour cette expansion Draft, l’un d’entre eux abuse de la boisson et raye le nom de Kojis dans les joueurs protégés et y met le nom de son petit favori, Jimmy Washington. Du coup, Kojis se retrouve parmi les joueurs sélectionnables par la nouvelle Franchise, qui saute sur l’occasion !

Arrive ensuite un long bras de fer entre les dirigeants et Guy Rodgers, qui réclame une augmentation conséquente de son salaire. Devant le refus de sa direction, le joueur fait la moue et débute le championnat sans envie. Le 20 octobre, après une défaite cinglante à domicile contre les St Louis Hawks (126-99), le Front Office décide de se séparer de Rodgers (10.3pts à 29.6% aux tirs) et l’envoie à Cincinnati en échange de Flynn Robinson qui arrive blessé et 2 futurs tours de Draft. Le lendemain, Chicago se déplace … à Cincinnati ! Rodgers, remplaçant d’Oscar Robertson,inscrit 3pts contre son ancienne équipe et les Royals battent les Bulls 109-107.

Il faudra attendre le 10ème match de la saison pour voir Chicago obtenir enfin un succès, une victoire à l’extérieur face à la toute nouvelle franchise des Seattle Sonics grâce à 29pts de Bob Boozer, l’une des seules satisfactions de ce début de saison, qui verra Chicago présenter le bilan de 1-15 avant d’enfin relever légèrement la tête. 7 victoires en 10 matchs entre le 18 novembre et le 5 décembre, dont 2 succès face à Cincinnati avec Guy Rodgers cloué sur le banc, redonnent des couleurs à l’ensemble même si ça reste laborieux, en témoigne ce soir de décembre ou le pivot de Philadelphia, Wilt Chamberlain, inscrit 68pts à 30/40 aux tirs face aux Bulls !

L’équipe a bien du mal à réitérer les performances qui avaient permis au groupe de se distinguer la saison précédente même si la défense reste solide, articulée autour de Jerry Sloan, toujours généreux dans l’effort et véritable meneur d’homme. Offensivement, c’est beaucoup plus compliqué. Le pivot Erwin Mueller a bien du mal à confirmer sa bonne saison Rookie et est envoyé début janvier aux Los Angeles Lakers en échange de Jim Barnes plus un choix de Draft. Jim Washington et Keith Erickson font se qu’ils peuvent mais Flynn Robinson se présente comme la seule option viable derrière Bob Boozer, joueur le plus régulier du groupe et qui sera récompensé par la seule sélection au All Star Game de sa carrière.

(COPY SCAN / the Omaha World-Herald) Bob Boozer. 1969 photo. Top 100 Nebraska Athletes.

L’effectif manque de profondeur et malgré quelques joueurs talentueux, personne ne sort du lot pour tirer vers le haut une formation limitée et qui doit batailler dur pour décrocher chaque succès. Ils finiront la saison régulière à la dernière place aux rebonds, aux passes décisives et aux points inscrits, tandis qu’ils se classent 3ème meilleure défense de la ligue. Et c’est uniquement grâce aux bilans exécrables des 2 nouvelles franchises de la ligue, Seattle et San Diego, que Chicago parvient à prendre la 4ème place de la Conférence Ouest et se qualifier en Play-Offs, malgré un bilan final de 29-53 qui les place loin, très loin des 3 premiers que sont St Louis (56-26), Los Angeles (52-30) et San Francisco (43-39).

Le format des Play-Offs de l’époque (le 1er contre le 3ème et le 2ème face au 4ème), fait que Chicago affronte les Los Angeles Lakers au 1er tour. Fort logiquement, les hommes de Johnny « Red » Kerr ne peuvent pas faire grand chose face à l’armada Californienne, emmenés par Jerry West et Elgin Baylor. LA remporte les 2 premiers matchs à la maison de manière relativement tranquille, avant que les Bulls n’empochent le 1er succès de leur histoire en Play-Off lors du 3ème match (104-98), grâce à 41pts de Flynn Robinson. Un succès qui apporte plus de monde au Chicago Stadium lors du match 4, avec plus de 5.500 spectateurs qui assistent à une prestation défensive de premier choix de la part de Jerry Sloan et ses coéquipiers, qui limitent les Lakers à 93pts. Hélas ça ne suffira pas, les visiteurs s’imposent 93-87 avant d’aller terminer la série au 5ème match en Californie en battant des Bulls qui n’y sont plus (122-99).

Après cette élimination, Chicago donne l’impression de stagner et Jerry Colangelo, qui était passé d’entraîneur assistant à Manager, fini par quitter le Front Office pour partir s’occuper des Phoenix Suns, franchise qui fera ses débuts lors de la saison suivante. Il embarque avec lui Johnny Kerr, dont les tensions avec Dick Klein étaient de plus en plus visibles. Ces départs laissent les Bulls sans coach ni direction à quelques jours de la Draft 1968 …

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Bilan : 29-53
Classement : 4ème de la Western Division
Attaque : 109.5 PPG (12ème sur 12)
Défense : 113.5 PPG (3ème sur 12)
Meilleur marqueur : Bob Boozer (21.5)
Meilleur rebondeur : Jim Washington (10.1)
Meilleur passeur : Keith Erickson (3.4)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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