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La saison 1968/69

Le Front Office a du pain sur la planche entre la Draft et la quête d’un coach. Après avoir nommé Pat Williams comme nouveau GM et sélectionné l’intérieur Tom Boerwinkle avec le 4ème choix du 1er tour, les Bulls finissent par signer l’entraîneur Dick Motta, le 27 mai 1968. Un choix qui surprend beaucoup de monde mais qui s’inscrit pourtant dans la continuité du caractère défensif de l’équipe. Les Bulls récupèrent également le pivot Erwin Mueller qu’ils avaient envoyés aux LA Lakers pendant la saison précédente mais perdent McCoy McLemore et Dave Schellase lors d’une Expansion Draft.

Chicago démarre par 2 victoires, notamment grâce à 32pts de Flynn Robinson lors de la soirée inaugurale contre les Knicks. Mais un peu comme Guy Rodgers la saison précédente, ses prétentions financières ont raison de sa liaison avec les Bulls, qui finissent par le trader à Milwaukee le 23 novembre en échange de Bob Weiss et Bob Love, qui va subir un accident de voiture peu de temps après son arrivée et va ensuite enchaîner les pépins physiques à droite à gauche pour ne jouer que 35 matchs avec sa nouvelle équipe, avec un rendement limitée.

Les résultat seront moins reluisants par la suite malgré l’adaptation rapide du pivot Rookie Boerwinkle, certes pataud mais qui réalise un gros travail défensif et maîtrise régulièrement les rebonds en plus d’être un excellent passeur pour son poste. Il y aura aussi l’éclosion du 2ème année Clem Haskins, meneur polyvalent malgré des dispositions au scoring plus importantes (29 et 30pts contre San Diego, 29 contre San Francisco et un danger permanent avec sa vitesse pour attaquer le cercle) qu’une vraie capacité à faire tourner un collectif. D’ailleurs Chicago finira plus mauvaise attaque de la ligue et pire équipe aux assists, le style de jeu lent et souvent désordonné n’aidait pas franchement. Les fans ne s’y trompent pas et désertent le Chicago Stadium, avec une effroyable affluence de … 891 spectateurs lors de la réception des Seattle Sonics, évidemment le pire total de l’histoire du club ! Un total qui rendra furieux la NBA, ordonnant aux Bulls de ne plus annoncer moins de 1000 spectateurs !

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Malgré un leadership de plus en plus prononcé de Bob Boozer, leader offensif par sa régularité et son jeu près du panier, ou de l’arrière Jerry Sloan, auteur d’un match à 43 points face à Milwaukee et qui participera au All Star Game, l’équipe peine à enchaîner et fait preuve d’une inconstance chronique. 3 victoires par ci, 3 défaites par là, puis 2 victoires, puis 2 défaites … L’ensemble ne parvient pas vraiment à décoller et se retrouve vite à la traîne pour une qualification en Play-offs (13-23 après une défaite à Cincinnati à Noel). Même après, une belle série de 7 victoires en 9 rencontres, dont le scalp de Los Angeles et San Francisco les 2 ogres de l’Ouest, est réduite à néant par 10 revers lors des 13 rencontres suivantes !

Les fans peinent à vraiment accrocher à l’équipe et l’affluence baisse de plus en plus par rapport aux saisons précédentes. Pour la 2ème année de suite, moins de 4000 personnes en moyenne viennent dans un Chicago Stadium qui sonne désespérément creux. Dick Klein, souvent en froid avec Dick Motta, finira par jeter l’éponge en fin de saison, après une bilan final de 33-49, une série de 6 défaites sur les 7 derniers matchs, une non qualification des Bulls pour les Play-Offs et un total de 158 points encaissés lors du dernier match de la saison, à Detroit. Un triste record de franchise alors que l’équipe faisait partie des meilleures défenses de la ligue, record qui tient encore aujourd’hui.

L’ensemble connait de grosse difficultés à se montrer cohérent mais les Bulls doivent vite se reprendre afin d’éviter le spectre d’un nouvel échec d’une franchise à Chicago, le manque d’affluence et de résultat ayant déjà coûté à la ville 2 franchises par le passé …

Bulls 68-69 Home Team

Bilan : 33-49
Classement : 5ème de la Western Division
Attaque : 104.7 PPG (14ème sur 14)
Défense : 107.0 PPG (3ème sur 14)
Meilleur marqueur : Bob Boozer (21.7)
Meilleur rebondeur : Tom Boerwinkle (11.1)
Meilleur passeur : Clem Haskins (3.9)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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