BullsFr

La saison 1973/74

73-74

Après un été d’un calme aussi rare que bénéfique, les Bulls veulent frapper fort d’entrée et montrer qu’ils ont encore l’envie et les capacités d’aller loin. Et malgré une défaite initiale assez violente face aux … Lakers (117-97), Chicago enchaîne les succès, alignant un record de franchise de 12 victoires consécutives pour un bilan de 13-2, le meilleur départ de leur histoire ! Pendant cette série, ils limitent les Knicks, champions en titre, à 69 petits points dont seulement 27 en 2ème mi-temps, puis battent les Warriors et les Blazers à la dernière seconde (112-111 puis 108-106). Il faudra 38pts de Charlie Scott pour que Phoenix mette fin à cette série et encore 38pts de Goodrich pour que les Lakers battent à nouveau les Bulls, qui termineront leur Road Trip sur un bilan de 4-2 après un succès à la dernière minute à Detroit (104-102).

Avec Clifford Ray devenu titulaire permanent à la place d’un Boerwinkle qui a du mal à se remettre de sa blessure de l’année précédente, connaissant quelques rechutes, Chicago peut imprimer un rythme plus rapide en attaque, ce qui sied parfaitement à Norm Van Lier. Véritable fer de lance de toutes les offensives et relais de Dick Motta sur le parquet, « Stormin Norman » obtient de plus en plus de responsabilités et dirige le tempo avec brio. Une nouvelle série de 6 victoires début décembre (avec un Triple Double de Van Lier face à Boston : 26pts, 13rbs, 11asts), place Chicago à 24-7 après un succès sur le parquet de Milwaukee (97-94) ou 3 Bulls dépassent les 20pts (Walker 26, Van Lier et Love 24), mais ce sont encore les Lakers qui mettent fin à la série en s’imposant au Chicago Stadium.

Malgré quelques défaites violentes (-28 à la maison face aux Knicks, 2 défaites de 19 et 30 pts en 2 jours contre Milwaukee), l’équipe présente un bilan de 31-17 au moment du All Star Game, ou Norm Van Lier fête sa 1ère sélection, accompagnant Chet Walker. Au retour du All Star Game, Chicago s’incline de 18pts à Detroit et Dick Motta place un énorme coup de gueule, exaspéré devant l’irrégularité de son groupe depuis un mois. Résultat ? Les Bulls remportent 10 matchs de suite pour se relancer totalement et partir à la conquête des sommets du classement.

L’équipe bénéficie de l’aide d’Howard Porter, 6ème homme de luxe qui apporte régulièrement une belle contribution en attaque, permettant de varier encore un peu plus les options offensives. Buffalo brise la nouvelle série des Bulls mais ces derniers réagissent en battant à la suite les Lakers (96-86) et Milwaukee (93-81) avec 30 et 34pts de Bob Love. Une nouvelle victoire face aux Bucks 3 jours plus tard permet à Chicago d’afficher un bilan de 44-20, à la lutte avec la Franchise du Wisconsin (44-16) pour la 1ère place de la MidWest division.

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Chaque soir devient un must win pour mettre la pression aux Bucks et essayer de leur chiper la 1ère place. Bob Love inscrit 43pts début mars à Houston, permettant aux siens de se maintenir juste derrière Milwaukee, qui ne flanche pas. Finalement cette 1ère place se joue lors d’un affrontement direct le 17 mars au Chicago Stadium. Mais il n’y aura pas de suspense. Avec un Abdul Jabbar étincelant, auteur de 38 pts, Milwaukee mène de 15 pts à la pause et s’impose de 25 unités (108-83) pour s’adjuger le meilleur bilan de la Conférence Ouest en plus de remporter la division Midwest. Chicago devra donc se contenter du 2ème meilleur bilan de l’Ouest … mais pas la 2ème place, car les 2 premiers spots à l’Ouest sont réservés aux vainqueurs des divisions Midwest et Pacific. Du coup c’est encore à la 3ème place que se retrouvent les Bulls, mais ils disposent néanmoins de l’avantage du terrain pour affronter le 4ème de l’Ouest au 1er tour, les Detroit Pistons.

Les Play-Offs débutent avec beaucoup d’optimisme dans l’air et passer un tour semble plus que jamais à la portée de ce groupe même si Detroit a terminé avec un bilan tout à fait respectable de 52-30, soit juste 2 victoires de moins que Chitown (54-28). Après tout, 3 joueurs figurent dans les All Defensives teams (Van Lier et Sloan en 1ère, Love en seconde), 2 joueurs ont été All Star cette année encore et Van Lier est même élu dans le 2ème meilleur 5 de la ligue ! Dick Motta se montre d’ailleurs très (trop ?) confiant et annonce une série rapide pour les siens. La déception est donc énorme lorsque Detroit vient remporter le Game 1 au Chicago Stadium (97-88) ! Bob Love inscrit 38pts au match suivant pour permettre aux siens de l’emporter malgré la blessure de Boerwinkle, avant d’aller reprendre l’avantage du terrain dans le Michigan sur une victoire étriquée au Game 3 (84-83). Mais Bob Lanier et les Pistons ont de l’énergie à revendre et en veulent. Ils répondent au défi physique des Bulls et gagnent de 15pts au Game 4 (102-87). Il faudra encore 32pts de Bob Love au Game 5 pour obtenir une courte mais précieuse victoire (98-94), mais ses 33pts au Game 6 ne suffiront pas pour assurer la qualification, Detroit s’impose 92-88 et obtient un Game 7 à Chicago.

« Cette série était censée être simple pour eux et maintenant ils se font dessus », Ray Scott, le coach des Pistons, est prêt à en découdre dans ce Game 7, surtout qu’on apprend le forfait de Jerry Sloan, blessé pour plusieurs mois. Comme tout au long de la série les coups pleuvent et le jeu physique prend le dessus sur les actions spectaculaires, d’autant que le score est serré jusqu’au bout. Mais le mot de la fin est pour Chet Walker qui rentre un Jumper mi distance à 3 secondes de la fin pour mettre les Bulls devant 96-94, puis Dennis Awtrey intercepte la remise en jeu et offre la victoire à Chicago, qui remporte enfin une série de Play-Off !

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La Franchise va découvrir les finales de conférence pour la 1ère fois mais un sacré obstacle se place sur leur route vers les finals : les Milwaukee Bucks du MVP de la saison régulière Kareem Abdul Jabbar. Sans Jerry Sloan ni Tom Boerwinkle, Chicago souffre et ne parvient pas à faire jeu égal dans l’énergie et la puissance qu’impose la franchise du Wisconsin. Malgré un Norm Van Lier de gala lors des 2 premiers matchs (26 et 27pts), les Bulls ne font même pas illusion et prennent 2 défaites avec 44pts de Jabbar au Game 2, réduisant à néant tout les efforts de Clifford Ray pour le contenir au maximum. De retour à Chicago, c’est encore pire : Milwaukee s’impose de 23 puis de 26pts pour infliger un sweep violent à Dick Motta et ses joueurs.

Partagés entre la joie d’avoir enfin gagné une série de Play-Off et la déception d’une telle fessée reçu au tour suivant, les Bulls savent désormais qu’un changement est nécessaire pour tenir tête aux pivots stars de leur conférence. Dés lors, ils se mettent en tête d’en faire venir un à Chitown …

Bilan : 54-28
Classement : 2ème de la Midwest Division, 3ème de la Conférence Ouest
Attaque : 102.0PPG (12ème sur 17)
Défense : 98.7PPG (2ème sur 17)
Meilleur marqueur : Bob Love (21.8)
Meilleur rebondeur : Clifford Ray (12.2)
Meilleur passeur : Norm Van Lier (6.9)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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