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La saison 1977/78

77-78

L’été débute bien pour Chicago avec une bonne nouvelle : Jerry Sloan est de retour ! Pas en tant que joueur certes, puisque l’arrière a pris sa retraite, mais en tant qu’assistant coach d’Ed Badger, histoire de faire le lien avec les joueurs, dont certains ont joué avec Sloan, à savoir Norm Van Lier, Tom Boerwinkle ou encore Mickey Johnson lorsqu’il était Rookie. A la Draft, les Bulls complètent leur banc avec l’arrière Tate Armstrong et l’ailier Mark Landsberger puis signent Nick Weatherspoon, un joueur bien connu dans le coin car il avait cartonné à l’Université d’Illinois quelques années plus tôt. Pour le reste on repart sur les bases de la saison précédente, avec Gilmore, Johnson, Van Lier, Mengelt, Holland, May et Pondexter comme noyau dur.

Et ça débute plutôt bien avec 3 victoires pour commencer la saison, avec 34pts de Gilmore face à Cleveland, 7 joueurs à 10pts minimum face à Houston et 6 lors du succès contre Indiana, signe d’un vécu collectif qui porte ses fruits ! L’équipe affiche un bilan de 7-4 avant de partir pour un long West Road Trip qui débute par 3 défaites, concédées à chaque fois sur la dernière possession, avant de fracasser les Lakers chez eux (102-80) avec 38pts de Gilmore et 25 de Johnson. De retour au Chicago Stadium, une série de 6 victoires de rang permet à l’équipe de lutter pour les places en Play-Offs et confirme que ce groupe à un potentiel très intéressant, même si quelques doutes subsistent.

Car si Norm Van Lier reste combatif et généreux dans l’effort, il commence à montrer des signes de plus en plus évident d’un déclin somme toute assez logique. Son apport offensif est moins conséquent même s’il reste un passeur de très haute qualité et défend comme si sa vie en dépendait. Constat similaire pour Tom Boerwinkle qui n’arrive plus à enchaîner, au point d’annoncer sa retraite début décembre, usé moralement et physiquement après une nouvelle blessure importante à un genou.

Parmi les bonnes nouvelles, Scott May confirme sa bonne saison Rookie et prend de l’importance grâce à sa puissance et son adresse mi distance, en plus d’une belle régularité et une énergie de tout les instants. Mickey Johnson continue sa belle progression et devient un joueur très aimé des fans, parce qu’il est natif de la ville mais pas seulement. Son énergie de tout les instants, sa polyvalence défensive et le duo qu’il forme à l’intérieur avec Artis Gilmore est l’un des principaux point fort de cette équipe. Quand à Gilmore justement, il confirme son statut de Franchise Player et laisse éclater tout son talent des 2 côtés du parquet, prenant régulièrement le meilleur sur les autres pivots de la ligue avec sa panoplie de feintes et son immense carcasse. Sa technique de gaucher séduit également, au point d’être sélectionné au All Star Game ou il inscrira 10pts en 13mins.

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Au moment de ce match, le 5 février 1978, les Bulls restent en piste pour une qualification aux Play-Offs (bilan de 27-23), malgré un mois de janvier irrégulier, débuté par 5 défaites, puis avec 5 victoires de suite et des résultats en montagnes Russes avant le départ de Nick Weatherspoon, coupé par l’équipe. Hélas, une série de 4 défaites puis la blessure jusqu’à la fin de la saison de Scott May, touché à une jambe, va mettre un gros coup de frein aux ambitions de ce groupe. Après cette blessure, Chicago va souffrir pour retrouver une dynamique positive, cumulant 9 revers lors des 11 matchs suivants et chutant sévèrement au classement (33-36).

Néanmoins, il reste une infime chance de se qualifier et attraper la dernière place, ce que les Bulls tentent de faire en remportant 4 des 6 matchs suivants, avec notamment un succès 97-96 sur le parquet de Boston avec 28pts de Johnson. Il reste 7 matchs à disputer et Milwaukee, qui occupe la dernière place qualificative, possède 3 victoires d’avance sur Chicago. Mais malgré 3 victoires de rang dont celle contre Boston qui équilibre le bilan à 40-40, c’est insuffisant. Milwaukee a assurer sa qualification en battant Detroit. Démotivés, les Bulls laissent échapper les 2 derniers matchs et terminent la saison avec un bilan de 40-42 et une triste 8ème place à l’Ouest car même Golden State a fini par les dépasser.

Comme d’habitude, Norm Van Lier termine dans une All Defensive Team, la 2ème, accompagné par Artis Gilmore, qui termine à égalité en tête des votes avec … Kareem Abdul Jabbar ! Mais entre la blessure de Scott May, le départ à la retraite sur blessure de Tom Boerwinkle et l’apport très limité des Rookies, la qualification à échappé d’un rien à ce groupe, ce qui va coûter sa place à Ed Badger, viré après la saison régulière. Au final le noyau dur en a pris un coup et on se dirige vers un été encore une fois assez animé du côté du lac Michigan.

wilbur-holland

Bilan : 40-42
Classement : 3ème de la Midwest Division, 8ème de la Conférence Ouest
Attaque : 103.9PPG (20ème sur 22)
Défense : 104.8PPG (5ème sur 22)
Meilleur marqueur : Artis Gilmore (22.9)
Meilleur rebondeur : Artis Gilmore (13.1)
Meilleur passeur : Norm Van Lier (6.8)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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