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La saison 1978/79

Après une fin de saison plutôt morose, les Chicago Bulls sont bien décidés à frapper un grand coup et revenir dans la lutte pour les places en Play-Offs. Après avoir désigné Rod Thorn au poste de GM, l’équipe se met en quête d’un coach et parvient à trouver un accord avec Larry Costello, figure légendaire des Milwaukee Bucks, qu’il a mené au titre 1971 avec un bilan de 66-16 et une série record à l’époque de 20 victoires consécutives, une série qui avait pris fin … au Chicago Stadium face aux Bulls. Mais il est aussi quelqu’un qui a fait beaucoup de mal à la Franchise de l’Illinois, les confrontations Chicago – Milwaukee de la décennie précédente ayant souvent tourné à l’avantage de la Franchise du Wisconsin, notamment en Play-Offs. Sa première décision ? Exit Jerry Sloan, les 2 hommes ayant conservé une solide rancoeur au fil des ans après ces confrontations.

Par la suite, les Bulls décident de rajeunir leur effectif et coupent Norm Van Lier dans l’incompréhension générale même si son déclin de plus en plus évident et la prise de pouvoir de Costello servent de justificatif à cette décision. Ils signalent ainsi leur volonté de changer de cap et feront la même chose quelques semaines plus tard avec Jim Ard puis Tom Boerwinkle, qui avait tenté un retour à la compétition lors du Training Camp. Côté arrivées, à part la Draft de l’arrière scoreur Reggie Theus avec le pick 9 du premier tour, rien de faramineux à signaler, les signatures de Charles Dudley, Scott Lloyd et Ollie Johnson passent presque inaperçues.

Mais la saison démarre extrêmement mal, avec Scott May qui se blesse, encore, dés le 1er match à Seattle. La victoire au match suivant à Portland, avec 23pts de Theus et 22 de Gilmore, sera sans lendemain. Chicago souffre et cumule les revers soir après soir, avec May qui tente un retour et se blesse à nouveau au bout de quelques minutes. Il ne reviendra qu’en janvier ! Il faudra attendre le West Road Trip de mi novembre pour observer une petite réaction. Avec un bilan de 2-13 avant le trip, les Bulls semblent trouver quelques automatismes On the Road, avec un bilan de 3-3 satisfaisant qui engendre une belle série de 8 succès en 10 rencontres une fois de retour dans l’Illinois. Dans cette série, le toujours combatif Mickey Johnson signe 2 Triple Doubles (14pts, 10rbs, 10asts le 2 décembre vs Houston, puis 19pts, 12rbs, 10asts vs Portland le 16). Du 28 novembre au 5 janvier, Chicago ne perdra que 2 matchs à domicile en 11 rencontres

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Hélas cette belle série ne permettra pas aux Bulls de décoller. Malgré l’adaptation rapide de Reggie Theus, qui score avec régularité face à chaque type de défense tout en assurant la mène certains soirs alors que ce n’est pas son poste favori, et les performances toujours aussi faciles d’Artis Gilmore, dominateur sous les 2 cercles, Chicago galère. Entre les blessures longues durées de May, Charles Dudley et Tate Armstrong puis un manque de profondeur du banc et l’absence d’un véritable meneur capable d’organiser le jeu, les soirées sont longues pour Larry Costello qui ne voit pas bien comment relancer la machine. Lorsque Gilmore représente les Bulls au All Star Game (15mins pour 8pts), Chicago affiche un piteux 19-33. Scott May est bien de retour mais peine à retrouver son rythme et sa place dans un groupe qui n’affiche aucune cohésion et semble ne pas trop savoir quoi faire offensivement. Au final, Larry Costello est viré le 16 février, remplacé par son adjoint Scotty Robertson pour finir la saison.

Seulement, Robertson ne permettra pas de changer grand chose, les joueurs n’étant pas franchement à l’écoute et n’en faisant qu’à leur tête. La morosité a gagné l’équipe, tout comme le public, qui commence à déserter le Chicago Stadium (4500 spectateurs de moins en moyenne par rapport à la saison précédente). Une série de 3 victoires de suite mi mars constitue la meilleure période de la seconde moitié de saison pour les Bulls, ou les joueurs se contentent de faire leurs stats, notamment Mickey Johnson, en fin de contrat en juin, qui réalise 2 nouveaux Triple Doubles dont un splendide au Madison Square Garden (33pts, 13rbs, 10asts) dans une victoire en double prolongation. Mais derrière lui, Wilbur Holland et le binôme Artis Gilmore (23.7pts à 57.5%, 12.7rbs, 3.3asts et 1.9blk, All Star) / Reggie Theus (16.3pts à 48.0% et 5.2asts, 2ème du vote de Rookie Of The Year), il n’y a pas grand chose qui incite à l’optimisme dans ce groupe non seulement limité niveau talent mais qui n’affiche pas non plus une attitude irréprochable non plus, sans véritable leader vocal.

Malgré 2 victoires pour conclure la saison, Chicago termine à une piteuse 11ème et dernière place de la Conférence Ouest, avec un bilan final de 31-51. Evidemment, Scotty Robertson n’est pas conservé et Rod Thorn se met à la recherche d’un nouveau coach, quelqu’un capable d’insuffler un vent nouveau, redonner à ce groupe un état d’esprit combatif et conquérant et redorer le blason de la Franchise, qui semble en perdition. Et il sait exactement qui contacter pour ça …

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Bilan : 31-51
Classement : 5ème de la Midwest Division, 11ème de la conférence Ouest
Attaque : 104.7PPG (22ème sur 22)
Défense : 108.7 (6ème sur 22)
Meilleur marqueur : Artis Gilmore (23.7)
Meilleur rebondeur : Artis Gilmore (12.7)
Meilleur passeur : Reggie Theus (5.2)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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