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La saison 1979/80

Alors que les Play-Offs NBA 1979 battent leur plein, les Bulls, en vacances depuis longtemps, font l’actu avec l’annonce de leur nouveau Head Coach, puisqu’il s’agit ni plus ni moins que de Jerry Sloan ! LA figure emblématique de la Franchise est de retour et entend bien redonner des couleurs à une équipe qui commence à accumuler les saisons décevantes, perdant par la même occasion bon nombre de spectateurs, et ça passe par un renfort de poids à la Draft.

A cette époque, les 2 premiers picks sont attribués aux équipes qui ont terminées à la dernière place de chaque conférence. Derniers de l’Ouest, Chicago est concerné et se retrouve face … aux Los Angeles Lakers, qui ont récupéré ce pick lors d’un deal antérieur avec les New Orléans Jazz, derniers de l’Est la saison précédente ! Le 1er choix ce détermine à pile ou face entre les 2 Franchises. Quelques jours avant la décision, le GM des Bulls Rod Thorn demande l’avis des fans via un sondage dans un journal local. Ces derniers souhaitent jouer face, Thorn choisit donc face le jour J, mais la pièce fait pile. Les Lakers obtiennent le 1er choix de la Draft NBA 1979 et choisissent … Earvin « Magic » Johnson !

Chicago va se rabattre sur l’intérieur David Greenwood, qui aura pour mission d’épauler Artis Gilmore dans la peinture, puis Sloan et les dirigeants vont procéder à quelques changements drastiques. Exit Wilbur Holland qui file à Denver, prolongation de Mickey Johnson, acquisition du meneur Ricky Sobers et retour de Dennis Awtrey, déjà passé par les Bulls de 72 à 74, Jerry Sloan veut que ses Bulls retrouvent rapidement une dynamique positive, mais si la saison débute par une belle victoire à Golden State avec 26pts de Gilmore, 24 de Sobers et 22 de Theus, la suite sera moins grandiose.

Dés le 4ème match, à San Diego, Artis Gilmore se blesse assez sérieusement au genou et manquera 34 matchs. Une blessure qui met fin à une série de 670 matchs consécutifs disputés par le pivot ! Pendant ce temps là les Bulls patinent et l’alchimie tarde à se faire, personne n’arrivant pleinement à assurer l’intérim en temps que leader offensif en l’absence de Gilmore, malgré les bons efforts de Reggie Theus, Ricky Sobers et l’adaptation rapide, mais du coup un peu forcée, de Greenwood, qui signe de bonnes stats (26pts à Denver, 28 vs Milwaukee, 29 à Washington ou encore 31 contre Golden State). Hélas, tout ces matchs se soldes par des défaites.

Bulls 79-80 HOme Coby Dietrick

Les résultats sont en dents de scie et d’une irrégularité accablante : 12-23 à noël, 18-35 à la coupure All Star, ou les Bulls n’auront pas le moindre représentant pour la 2ème fois de leur histoire seulement. Pourtant Reggie Theus signe une saison de haute facture sur le plan statistique. Sa panoplie de feinte et son jeu en pénétration font ravage, l’arrière passant un temps incalculable sur la ligne des lancés, ou il est d’une efficacité redoutable. Parfois positionné en meneur, son ball handling lui permet d’assurer des intérims réguliers à ce poste même si ce n’est pas sa principale force.

Au retour de Gilmore début janvier, Chicago ne décolle toujours pas, les blessures successives de Scott May (encore), John Mengelt et Dennis Awtrey limitent les solutions venant du banc et l’équipe peine à enchaîner les matchs, malgré un changement clair de direction sous la tutelle de Jerry Sloan. On retrouve un caractère plus combatif et une vraie volonté de défendre dur, mais cette débauche d’énergie se paye cash avec une rotation limitée, ou seuls Ollie Johnson et Coby Dietrick apportent un écho intéressant et consistant. Et même si Gilmore termine la saison en trombe et retrouve toutes ses sensations, le mal est déjà fait, c’est une nouvelle saison cauchemardesque pour Chicago, avec un bilan moins bon que l’année précédente (30-52), mais un classement paradoxalement bien meilleur (8ème à l’Ouest, à 8 victoires des Play-Offs).

Au final c’est une nouvelle saison compliquée pour les Bulls mais Rod Thorn et Jerry Sloan restent positifs, avec des joueurs comme Gilmore, Theus, Greenwood (élu dans le meilleur 5 des Rookies) et une mentalité plus combative que la saison précédente, il y a de quoi bâtir. D’autant que l’arrivée dans la ligue d’une nouvelle équipe va redistribuer les cartes …

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Bilan : 30-52
Classement : 4ème de la Midwest Division, 9ème de la Conférence Ouest
Attaque : 107.5 PPG (17ème sur 22)
Défense : 110.2 PPG (14ème sur 22)
Meilleur marqueur : Reggie Theus (20.2)
Meilleur rebondeur : Dave Greenwood (9.4)
Meilleur passeur : Reggie Theus (6.3)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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