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La saison 1981/82

Après une saison 80/81 plus réussie que prévue, Chicago espère bien continuer sur cette lancée et retourner en Play-Offs. Ils sélectionnent l’ailier Orlando Woolridge à la Draft et n’hésitent pas à couper Scott May, dont les 4 ans au club auront été rythmé par des blessures en cascade et un potentiel gâché. Mais Woolridge et la direction des Bulls ne parviennent pas à s’entendre sur les négociations du contrat du Rookie, si bien que quand l’accord est trouvé et que Woolridge peut jouer, l’équipe a déjà disputée 5 matchs de saison régulière (2-3). Il fera ses débuts face aux Nets le lendemain mais Jerry Sloan, qui n’apprécie pas les capricieux, ne lui offre que des bouts de matchs en guise de début.

2 séries de 4 défaites vont vite faire redescendre les Bulls sur terre (6-12), les problèmes de la saison précédente n’ayant pas été réglés pendant l’été : le banc manque d’impact et la défense n’a rien d’effrayante, essuyant quelques ardoises salées (117pts à Philadelphie, 114 à Portland, 120 à Golden State ou encore 121 à New York et même 128pts 2 matchs de suite, à Milwaukee et contre Denver). Sauf que face aux Nuggets, ils remportent le match en inscrivant 136pts, record de franchise à ce moment là, avec 7 joueurs à 12pts minimum, dont Ronnie Lester qui retrouve petit à petit ses sensations après une saison rookie gâchée par les blessures.

Mais derrière les toujours solides Gilmore et Theus, l’ensemble a du mal à se montrer cohérent et productif, à l’image d’un Larry Kenon en totale perte de vitesse dans l’Illinois, tandis que Greenwood signe de bonnes stats mais sans véritable impact et se fait régulièrement dominer par son vis à vis tant il est lent défensivement. Woolridge a du mal à trouver son rythme en NBA et connait pas mal de problèmes de comportement et de drogue tandis que les fans, peu nombreux, n’ont d’yeux que pour Reggie Theus, dont le jeu spectaculaire et la régularité impressionne, mais dont ses partenaires se lassent petit à petit, exaspérés par cet arrière trop personnel, pas impliqué dans le collectif pour un sou et qui est décrié comme ne pensant qu’à ses propres stats. Du coup, Artis Gilmore va, seul, représenter les Bulls au All Star Game, ou l’Est s’impose sur le fil (120-118).

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Peu après son retour, les dirigeants des Bulls décident de se séparer de Jerry Sloan, la figure historique du club, à cause d’un bilan très pauvre (19-32) et coupable de ne plus pouvoir motiver ses troupes. Son assistant Phil Johnson prend les commandes pour un match (une défaite de 16 points sur le parquet de Dallas), puis c’est Rod Thorn, le GM, qui décide de passer la fin de saison sur le banc, faute de trouver un entraîneur intéressé par le poste.

Mais malgré 4 victoires d’affilées pour débuter son nouveau rôle, Thorn ne parvient pas à régler les problèmes de cette équipe, entre les conflits interne, le manque de talent d’un effectif peu équipé en défenseurs de renom si ce n’est Gilmore qui continue d’aligner des stats de haute volée, et une certaine nonchalance qui s’est installé au fil des défaites. Chicago prend l’eau soir après soir (encore 122pts pris à Portland puis à Detroit, 124 à Kansas City, 119 à San Antonio ou même 130 à Denver, tout ça entre le 23 février et le 19 mars), au grand dam des quelques fans encore présent au Chicago Stadium, qui sonne de plus en plus creux (9000 spectateurs en moyenne).

De plus en plus responsabilisé depuis le départ de Sloan, Orlando Woolridge met son temps de jeu à profit pour montrer de belle qualités de finisseur avec un shoot propre et de grosses qualités athlétiques, mais il peine à se montrer consistant et ses écarts hors parquet lui sont préjudiciables. Reggie Theus aussi est réputé pour son hygiène de vie loin d’être en osmose avec celle d’un athlète de haut niveau. Il est surnommé « Rush Street Reggie » du nom de la rue ou il habite et ou il participe à de nombreuses soirées arrosées. Autant dire que les Bulls sont loin d’être un modèle de stabilité et d’ambition, les séries de défaites les laissant loin des Play-Offs (9èmes à l’Est), tandis qu’une série finale de 4 victoires permet d’éviter une saison à 50 défaites, une bien maigre consolation (34-48, dont 15-15 depuis la prise de fonction de Rod Thorn).

Après un splendide pas en avant l’année précédente, Chicago en a fait 2 en arrière et retourne à son point de départ : une équipe qui se cherche et qui a mauvaise réputation dans la ligue. Les Free Agents ne se bousculent pas pour venir donner un coup de main et les dirigeants n’ont de toute façon pas envie de faire des folies financières. Rod Thorn redevient GM à temps plein et sa 1ère mission est de trouver qui va lui succéder sur le banc des Bulls, la non plus pas une mince affaire …

Bulls 80-82 Home Larry Kenon

Bilan : 34-48
Classement : 5ème de la Central Division, 9ème de la Conférence Est
Attaque : 106.6 PPG (15ème sur 23)
Défense : 108.6 PPG (11ème sur 23)
Meilleur marqueur : Artis Gilmore (18.5)
Meilleur rebondeur : Artis Gilmore (10.2)
Meilleur passeur : Reggie Theus (5.8)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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