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La saison 1983/84

Les Bulls se retrouvent face à une nouveau chantier et une mission bien compliquée pour redevenir compétitif sans pouvoir attirer de gros joueurs. Et ça commence par la signature d’un coach réputé en la personne de Kevin Loughery, 2 fois champion ABA au milieu des années 70 et qui sort de 2 saisons au bilan positif avec les Hawks d’Atlanta. C’est ensuite à la Draft que Chicago fait son marché, en sélectionnant le bondissant ailier Sidney Green avec le 5ème pick, ensuite ils envoient Sidney Lowe à Indiana contre Mitchell Wiggins puis échangent Mark Olberding et leur pick du second tour, Larry Micheaux, contre le meneur Ennis Whatley, sélectionné un peu plus tôt par Kansas City, pour compenser l’absence de Ronnie Lester, opéré du genou pendant l’été.

Loughery va vite remuer les choses et faire comprendre à Reggie Theus qu’il n’est plus l’option prioritaire en attaque. Dés le 1er match de la saison, l’arrière est limité à 4 tirs et lorsqu’il prend shoot sur shoot au 2ème match (11 tirs en 11mins de jeu), Loughery le laisse sur le banc. Les 2 hommes ne s’apprécient guère et pendant que la plupart des responsabilités offensives sont confiées au duo Woolridge/Dailey, Theus fait la gueule sur le banc et si l’équipe démarre par un 5-6 par si affreux après une victoire à Utah, elle affiche son incroyable irrégularité avec 8 défaites de rang, puis 7 victoires d’affilées !

Dans cette série de 7 victoires, les Bulls maintiennent leurs adversaires sous les 100pts inscrits à 6 reprises, un exploit qu’ils n’ont su réaliser qu’à 3 occasions lors des 19 matchs précédents. Le duo Corzine/Greenwood trouve de plus en plus ses marques et est bien suppléé par l’énergie défensive et les longs bras de Jawann Oldham, qui contre tout ce qui passe. Heureusement car Sidney Green et Wallace Bryant, 2 recrues estivales, enchaînent les voyages à l’infirmerie.

Début janvier, le bilan est encore relativement bon (15-17 après une victoire sur le fil contre Indiana, 105-104) et le Rookie Ennis Whatley distribue du caviar à la louche : 16 passes le 17 décembre vs Dallas, 18 assists le 3 janvier contre Phoenix, 17 face à Washington 4 jours plus tard et même … 22 passes contre New York le 14 janvier ! La vision du jeu de ce meneur rapide et intelligent fait merveille pour fournir en munition les Dailey (36pts contre Cleveland, 30 puis 27 pions dont 15/15 aux lancés contre Atlanta) ou Woolridge, qui dépasse régulièrement les 20 avec un excellent pourcentage aux tirs, comme ce match à 32pts à 15/23 face à San Diego. Ce même soir Dailey ajoute 25pts et Whatley signe 13 assists pour offrir une 5ème victoire consécutive à l’équipe, qui annonce le même jour avoir tradé Reggie Theus à Kansas City contre le pivot Steve Johnson, qui vient suppléer les absences Insides qui ont coûté quelques victoires précieuses, Chicago étant à 21-28 au moment du trade.

New York Knicks vs Chicago Bulls

A ce moment là, les espoirs de Play-Offs sont encore possible, avec des équipes comme Atlanta, Cleveland, Washington et Indiana qui luttent avec les Bulls pour les dernières places qualificatives. Mais après le trade de Theus, l’équipe va souffrir et malgré les bonnes prestations de Mitchell Wiggins, un autre Rookie, qui apporte une grosse dose d’énergie et de shooting en venant du banc, Chicago aligne 8 défaites en 9 matchs et il faudra un nouveau match à 22 assists de Whatley pour mettre fin à cette terrible série qui plombe grandement les chances de postseason.

Dés lors les matchs restants n’ont plus beaucoup d’intérêt mais Theus et Olberding ne se privent pas de se venger en scorant respectivement 16 et 22 pts contre Chicago lorsque ces derniers vont à Kansas début mars (défaite 115-110). 8 jours plus tard, sur le parquet des Blazers, les 12600 personnes présentes vivent un match totalement fou : 4 prolongations, des fautes dans tout les sens (7 joueurs exclus pour 6 fautes dont 5 Bulls qui finiront le match avec 6 joueurs disponibles, 99 lancés francs au total pour les 2 équipes) pour une victoire finale de Chicago 156-155 malgré les 41pts de Jim Paxson, le frère de John.

Hélas, après ce match, Chicago n’obtiendra que 2 nouveaux succès sur les 17 rencontres restantes, dont une série de 9 défaites que même les 44pts de Dailey au Madison Square Garden le 2 avril ne peuvent stopper. Chicago rate de nouveau les Play-Offs, avec un bilan final de 27-55 et une 10ème place sur 11 dans la conférence Est. Et si les Rookies Whatley (8.4pts, 8.3asts, 1.5stls) et Wiggins (12.4pts, 4.0rbs en tant que 6ème homme) ont donné satisfactions et que Woolridge continue de s’affirmer comme un attaquant de haut niveau malgré lui aussi des relations tendues avec le management à cause de son contrat, le reste est bien moins reluisant entre Dailey et ses problèmes récurrents d’indiscipline (retards, absences) et de drogue, les blessures à répétition du trio Green, Lester et Bryant et le manque de véritable projet à long terme pour refaire de Chicago une équipe qui gagne.

quintin-dailey1

Les Bulls restent sur une apparition en PO en 6 ans et pataugent dans les bas fonds de la ligue, d’autant que les fans, qui n’ont pas apprécié le départ de Theus, sont de moins en moins nombreux à venir (6365 spectateurs en moyenne, une chute constante de plus de 1000 personnes par an depuis 3 saisons). A ce moment là de l’histoire de la Franchise, seule une intervention divine semble pouvoir tirer l’équipe vers le haut.

Le 19 juin 1984, le GM Rod Thorn se rend à la Draft NBA à New York, ou l’équipe dispose du 3ème choix …

Bilan : 27-55
Classement : 5ème de la Central Division, 10ème de la Conférence Est
Attaque : 103.7 PPG (20ème sur 23)
Défense : 108.9 PPG (10ème sur 23)
Meilleur marqueur : Orlando Woolridge (19.3)
Meilleur rebondeur : Dave Greenwood (10.1)
Meilleur passeur : Ennis Whatley (8.3)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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