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La saison 1996/97

L’été débute par de longues négociations pour renouveler plusieurs contrats au sein de l’effectif, notamment celui de Michael Jordan, qui demande une énorme revalorisation et peut utiliser son retour au top de la ligue pour réclamer un contrat monumental. Les salaires en NBA ont explosé pendant son absence et de nombreux joueurs loin d’avoir la même domination que lui touchent beaucoup plus d’argent et il fait comprendre aux 2 Jerry, Krause et Reinsdorf, que ce n’est pas normal. Les discussions durent tout l’été et les Knicks vont même se mêler à l’histoire en faisait une offre à MJ, ce dernier dira des années plus tard qu’il aurait accepté cette offre si les dirigeants des Bulls n’avaient pas trouvé un terrain d’entente, pour un contrat de 30 millions de Dollars pour une saison ! A des années lumières des 25 millions sur 8 ans qu’il avait signé en 1988 !

Une fois ces soucis réglés, Jordan et les Bulls, avec comme seule recrue le pivot vétéran de 43 ans Robert Parish, sont partis en quête d’un nouveau titre et ont tenu à montrer dés le début qu’ils avaient bien l’intention d’aller au bout une fois de plus : 12 victoires d’affilés pour débuter la saison régulière ! Des cartons mémorables (+29 contre Philadelphie, +23 contre Vancouver, + 18 à Detroit et contre Phoenix, +32 contre Miami, +23 à Charlotte, +28 vs Atlanta, +18 à Denver) pour ce qui constitue de très loin le meilleur départ de l’histoire de la Franchise, qui prendra fin à Utah le 23 novembre, mais Chicago remportera les 5 matchs suivants malgré la blessure de Luc Longley en faisant du surf. Un 17-1 somptueux qui laisse même penser que les Bulls sont partis pour battre leur incroyable record de 72-10 de la saison précédente !

2 défaites contre Miami et Toronto ne freineront pas l’élan de l’équipe, qui continue de cartonner soir après soir peu importe l’adversité, en développant un Basket collectif sans faille ou tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Ils affichent 25-3 à noël après 8 victoires de suite, perdent le lendemain puis alignent de nouveaux 9 succès consécutifs. Une routine qui commence à ennuyer Dennis Rodman, qui ne fait plus les mêmes efforts que la saison précédente, ou il avait des choses à prouver. Cette saison, le Worm se traîne, signe des performances décevantes, n’est pas motivé et ne rêve que d’aller à Las Vegas dés que les Bulls ne jouent pas 2 jours de suite. Suspendu 2 matchs en décembre pour des propos injurieux envers David Stern et d’autres grands noms de la NBA, il va littéralement péter un câble mi janvier lors d’un match à Minnesota. Après une lutte au rebond avec un jeune Kevin Garnett, Rodman heurte l’un des photographe derrière les panneaux et lui file un coup de pied à l’aine. Le photographe va grossièrement simuler une énorme blessure, faisant même semblant de s’évanouir, mais le mal est fait, Rodman est sanctionné de 11 matchs de suspension, soit le nombre de match qu’il reste à disputer aux Bulls d’ici le All Star Game. Malgré cette absence, Chicago signera un 9-2 dont 6 succès à l’extérieur, pour un bilan de 42-6 au moment de la coupure All Star, ou Steve Kerr remporte le concours de tirs à 3pts et Jordan signe le 1er Triple Double de l’histoire du match des étoiles.

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Dés la reprise, Jordan rentre un Buzzer Beater à 3pts face aux Hornets puis Scottie Pippen claque 47pts face aux Denver Nuggets et MJ affirme que c’est bien « Pip » le MVP de l’équipe. Mais les blessures vont s’accumuler lors des dernières semaines de la saison régulière, entre Bill Wennington, qui manquera le reste de la saison et les Play-Offs, Randy Brown, Toni Kukoc et Dennis Rodman, qui se tord le genou gauche et reste sur la touche jusqu’à la fin de la saison régulière. Il en profitera pour aller en Californie et participer à toutes sortes de soirées alcoolisées pendant que ses coéquipiers terminent la saison par 3 défaites dans les 4 derniers matchs malgré l’arrivée de l’intérieur Brian Williams pour combler l’effectif. Une arrivée compliquée au début, son adaptation s’avérant assez difficile pour se mettre au niveau de ses coéquipiers et se fondre dans le système offensif de l’équipe, d’autant qu’il n’avait pas joué la moindre minute de toute la saison régulière, car sans club.

Malgré la déception de ne pas avoir réalisé une 2ème saison de suite à 70 victoires, le bilan final reste somptueux avec un 69-13 qui égale la performance des Los Angeles Lakers de 1971/72. Jordan, qui est devenu 5ème meilleur scoreur de l’histoire de la NBA en dépassant Oscar Robertson en avril, termine de nouveau meilleur marqueur de la ligue (29.6pts à 48.6%) et figure une nouvelle fois dans le meilleur 5 défensif de la ligue.

Rodman et Kukoc sont encore très diminués au moment de débuter les Play-Offs, ou Chicago affronte les Washington Bullets, descendants des Chicago Packers, crées en 1961. Jordan signe 29pts, 8rbs et 8asts pour assurer la victoire 98-86 avec aussi un très bon Brian Williams pour défendre sur les 2m31 du Roumain Gheorghe Muresan. Au match 2, Calbert Chaney et Chris Webber permettent à Washington d’inscrire 65pts en 1ère mi-temps, ce qui va rendre Jordan furieux. Après avoir invectivé ses coéquipiers dans le vestiaire à la pause, il enquillera les paniers pour signer un 16-2 dans le 3ème quart puis faire la différence dans une fin de match serrée, avec les 6 derniers pts des siens et un total de 55pts à 22/35 pour une victoire 109-104. « Je me suis excusé après de Tex Winter après le match » déclare t’il, hilare, en conférence de presse. « Désolé pour l’attaque en triangle Tex, je l’ai un peu oubliée ce soir. »

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Le match 3 sera néanmoins très compliqué et Washington joue les coups à fond dans sa salle. Tracy Murray inscrit 20pts à 8/11 en sortie de banc, Rod Strickland donne 9 assists avec ses 24pts et les Bullets shootent à 55.2% tout au long du match. Mais Chicago comble un retard de 9pts à 5mins de la fin, passant devant dans les ultimes secondes sur un Dunk de Pippen pour une victoire in extremis 96-95. Comme souvent au 1er tour, les Bulls réussissent le sweep mais celui ci fût l’un des plus difficile à obtenir.

Au tour suivant, ce sont les Atlanta Hawks qui se dressent sur la route de Chicago. Une équipe accrocheuse qui a posé des soucis aux troupes de Phil Jackson pendant la saison régulière et qui compte bien donner du fil à retordre aux Champions en titre ! Il faudra attendre les derniers instants du Game 1 pour que la victoire choisisse son camp (100-97 Chicago), mais Atlanta s’offre le Game 2 au United Center, ou les Bulls perdent pour la 1ère fois en Play-Offs depuis l’élimination par Orlando en 1995 ! Au Game 3 les Hawks prennent une bonne avance en 1ère mi-temps et il faudra un énorme effort du duo Jordan/Pippen pour relancer l’équipe avant que les autres ne se mettent à suivre le mouvement. Williams inscrit 14pts à 7/11 en 22 minutes, Kukoc en inscrit 16, Jason Caffey signe un double double (10pts/11rbs) et les Bulls infligent un violent 54-28 aux Hawks dans la 2ème mi-temps pour s’imposer aisément (100-80).

Une défaite qui va miner Atlanta moralement et surtout redonner confiance aux Bulls, qui s’imposent de nouveau au Game 4 avant de retourner conclure la série dans l’Illinois pour une qualification 4-1, non sans un petit plaisir de Jordan qui Dunk sur Mutombo et le chambre en faisant le geste du doigt pour dire « non » que fait le pivot Congolais à chaque fois qu’il réussi un contre !

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Les Bulls s’attendaient à affronter New York une fois de plus mais ce sera finalement Miami qui obtiendra son billet pour les finales de conférence. Avec Pat Riley aux commandes, le Heat est devenu une équipe dangereuse avec un jeu agressif articulé autour d’un duo Mourning/PJ Brown qui sait jouer des muscles. Mais Chicago a l’habitude de ces affrontements féroces au fil des années et ne se laisse pas intimider, bien au contraire. Ils répondent au défi physique par une grosse intensité et développent leur jeu habituel. Jordan inscrit 37pts, Rodman prend 19rbs et la défense collective des Bulls permet de limiter le Heat à 77pts au Game 1 et 68 au Game 2 ! Au Game 3 en Floride Chicago est la 1ère équipe à dépasser les 85pts dans la série et impose une nouvelle fois une défense de fer pour limiter les locaux à 74pts !

Entre le Game 3 et le 4, Jordan passe la journée à jouer au golf et ça se ressent au 4ème match ou il n’inscrit que 2 de ses 22 premiers tirs. Miami n’en demandait pas tant pour prendre les devants, menant jusqu’à 21pts dans la rencontre. Voshon Lenard décide alors de chambrer Jordan, mais quand ce dernier revient sur le parquet, il est le principal artisan d’un 22-5 de son équipe pour revenir à 4pts avant le 4ème quart-temps, ou il inscrit 20 des 23pts des siens, insultant le banc du Heat à chaque fois qu’il retourne en défense : « bande de connards, vous n’allez plus gagner un seul match ». Malgré tout Miami s’impose 87-80 mais pas de quoi faire douter les Bulls qui prendront assez aisément le Game 5 une fois de retour à Chicago. Dans ce match Pippen se blesse au pied gauche au milieu du 1er quart et doit quitter ses partenaires, mais ces derniers vont faire le boulot pour l’emporter 100-87 avec 33pts en provenance du banc dont 10 de Brian Williams. Pour la 5ème fois de leur histoire, les Chicago Bulls sont qualifiés pour les NBA Finals ! Pat Riley, le coach vaincu, déclare alors que les Bulls sont la meilleure équipe depuis les 11 titres en 13 ans des Boston Celtics dans les années 50-60 et que tout les grands joueurs de cette génération ont juste la malchance d’avoir eu Jordan face à eux !

C’est la 1ère participation aux Finales de l’histoire du Jazz d’Utah, entraîné par un certain Jerry Sloan depuis 1988 (il était assistant depuis 1985) et qui a arraché sa qualification sur un 3pts au buzzer du meneur John Stockton face aux Houston Rockets au Game 6 des finales de conférences de l’Ouest ! Ils possèdent le MVP de la saison régulière en Karl Malone et ont signé un bilan de 64-18. De quoi être confiant et prêt à en découdre avec Chicago. Et le Game 1 confirme cette tendance avec un départ agressif du Jazz derrière l’exécution quasi parfaite du pick’n’roll de Malone et Stockton. Malgré sa blessure au pied, Pippen va sortir le grand jeu des 2 côtés du parquet pour rééquilibrer la rencontre, rentrant plusieurs paniers à 3pts importants, mais celui de Stockton met Utah devant 82-81 avec 51 secondes à jouer.

Jordan égalise sur un lancé franc, puis c’est à Karl Malone de se présenter sur la ligne, avec moins de 10 secondes au chrono. Scottie Pippen vient souffler à l’oreille du « Mailman », le surnom de Malone, que le facteur ne délivre pas le dimanche, jour du match. Malone manque son 1er lancé, tout comme le 2ème ! Jordan se saisit du rebond et demande un temps mort. Sur la remise en jeu, il se retrouve en face à face avec Bryon Russell, temporise et déclenche un jumper au buzzer qui fait ficelle ! Un exploit de plus dans la liste déjà interminable des grands moments de Jordan. Ce panier au buzzer offre une courte mais précieuse victoire aux siens 84-82.

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Une victoire qui libère Chicago, qui entame le Game 2 de manière bien plus agressive et applique une défense de fer pour dérégler le pick’n’roll adverse. Malone est limité à 6/20 aux tirs, Stockton à 4/12 et les Bulls se régalent de nombreuses contre attaques obtenues par un pressing constant sur le porteur de balle. Jordan termine tout proche d’un Triple Double historique en finale, si Pippen n’avait pas loupé un lay-up (38pts, 13rbs, 9asts) et Dennis Rodman se fend même d’un THREE, comme un symbole d’une soirée ou tout à réussi aux Bulls (97-85), qui mènent 2-0 avant de se rendre dans l’Utah.

Mais une fois la bas, dans le vacarme assourdissant du Delta Center, Utah retrouve de l’énergie et domine les Bulls au Game 3. Greg Foster, passé furtivement à Chicago en 94/95, inscrit 17pts du banc tandis que Karl Malone domine Rodman et Longley pour leur coller 37pts à 15/29. Il enchaînera les paniers jusqu’à obtenir un précieux succès pour sa franchise malgré les 7 paniers à 3pts de Pippen, puis déclare qu’il a trouvé de la sérénité en traversant les montagnes en moto avant de venir au stade pour le match. Chambreur, Rodman déclare qu’avant le match 4 il va louer une moto et aller dans les montagnes à la recherche de Dieu. Mais ce Game 4 débute de la même manière, avec des Jazz poussant les Bulls à la faute grâce à une défense agressive et une splendide exécution offensive. Ils mènent rapidement mais Chicago va se ressaisir au fil des minutes et également imposer une défense solide. Ils mènent même de 5pts à quelques minutes de la fin mais vont subitement s’écrouler et laisser Utah s’emparer de la victoire, après un dernier tir de Jordan qui ne rentre pas. 78-73 Jazz et 2-2 dans la série avec un nouveau match à disputer sur ce même parquet !

Le jour du Game 5, toutes les radios et les télés ne parlent que de l’état de santé de Jordan et de nombreuses versions différent sur ce qui lui est arrivé. Entre une pizza mal cuite mangée la veille au soir, une grippe soudaine à cause de l’altitude ou encore une soirée à jouer au poker dans le chalet de Robert Redford avec alcool et cigares, difficile de vraiment discerner le vrai du faux mais ce qui est clair, c’est que Jordan n’est pas bien physiquement, loupant la séance de shot matinal et restant allongé la plupart de la journée. Sa participation au match du soir est clairement remise en doute et Pippen est même persuadé qu’il ne fera pas le trajet de l’hôtel à la salle.

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Pourtant MJ est bien là et en tenue même s’il semble bien mal en point. Utah s’en fiche et démarre une nouvelle fois la rencontre sur les chapeaux de roues, prenant même 16 pts d’avance (34-18) au début du 2ème quart-temps face à des Bulls incapables de réagir sans leur leader. Mais MJ va relancer son équipe, avec un lay-up, une claquette Dunk puis la 3ème faute de Malone va aussi couper le rythme offensif d’Utah. Chicago signe un 19-6 run et fini par repasser devant grâce aussi à un Pippen monstrueux défensivement pour combler le manque d’énergie de Jordan. Néanmoins Utah reste devant à la pause (53-49).

Déshydraté, Jordan se repose dés qu’il le peut. A chaque temps-mort ou quand quelqu’un est aux lancés francs, il se tient les genoux et tente de retrouver de l’énergie pour repartir au combat. Il enchaîne les tirs et maintient les siens dans le match, malgré la bonne défense de Russell. Avec moins d’une minute au chrono et 1 pt d’avance pour Utah, Jordan rentre un lancé puis manque le second mais prend le rebond et Chicago temporise avant que Pippen ne trouve Jordan pour un 3pts assassin ! Le Jazz ne s’en remettra pas et s’incline 90-88 dans son antre. Jordan est épuise et tient à peine debout mais vient d’inscrire 38pts à 13/27 aux tirs, avec 7 rebonds, 5 passes et 3 interceptions en 44 minutes ! Une performance historique et surhumaine de plus à ajouter à la légende de Jordan, mais il reste à y ajouter une victoire pour conclure la série.

De retour à Chicago, ce sont pourtant les visiteurs qui débutent le match à fond, une fois de plus. On repart sur les bases du Game 1 avec 2 équipes qui se répondent coup pour coup pendant de longues minutes, puis Utah prend 10 pts d’avance avant un bon run de Chicago conclu par un 3pts de Jud Buechler en fin de 3ème quart-temps même si le Jazz mène encore 70-64. Les Bulls prennent une 1ère avance au milieu du 4ème quart mais Russell égalise à 86-86 d’un 3pts avec 28 secondes à jouer. Phil Jackson prend un temps mort et tout le monde sait que le shot à venir sera pour Jordan. Mais sur le banc, MJ demande à Kerr de se tenir prêt en cas de prise à 2 sur lui. Kerr répond qu’il sera prêt. Pippen temporise, trouve Jordan qui s’infiltre et voit Stockton venir aider Russell. Il trouve alors Steve Kerr, seul en tête de raquette, pour un Jumper gagnant ! 88-86 Bulls et 5 secondes à jouer, Utah est sonné et Pippen intercepte la remise en jeu pour lancer Kukoc qui Dunk au buzzer ! CHICAGO REMPORTE UN NOUVEAU TITRE NBA DANS UN FINISH EXCEPTIONNEL !

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Michael Jordan est de nouveau MVP des finales mais tient à partager la récompense avec celui qu’il considère comme le vrai MVP : Scottie Pippen. Il lui offrira la voiture qui accompagne le trophée, tandis que Steve Kerr livre un discours d’anthologie lors de la célébration du titre à Grant Park, dans le centre de Chicago : « Lors du temps mort à 28 secondes de la fin, Phil a dit à Jordan qu’il devait prendre le dernier tir, mais Michael a dit qu’il ne se sentait à l’aise dans ce genre de situation. Puis Scottie a dit que Michael raconte dans sa pub qu’il a manqué le tir victorieux à 26 reprises et qu’il fallait mieux demander à Steve. Je me suis dit que je devais encore sortir Michael du pétrin, mais bon, je l’ai fais toute l’année donc une fois de plus ou de moins, ce n’est rien. » La joie est de mise pour cette équipe historique, la 3ème à remporter 5 titres dans la même décennie. Mais les célébrations vont vite laisser place à de nouvelles querelles …

NBA CHAMPION

Bilan : 69-13
Classement : Champion de la Central Division, 1ers de la conférence Est
Attaque : 103.1PPG (1ers sur 29)
Défense : 92.3PPG (6èmes sur 29)
Meilleur marqueur : Michael Jordan (29.6)
Meilleur rebondeur : Dennis Rodman (16.1)
Meilleur passeur : Scottie Pippen (5.7)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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