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La saison 1999/2000

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Les Bulls voient dans leur 1er pick de Draft l’occasion de rapidement reconstruire et redevenir compétitifs, mais encore s’agit il de ne pas se tromper au moment de choisir. Ce sera finalement Elton Brand, un intérieur sérieux et bosseur qui arrive de la prestigieuse Université de Duke ou il n’aura effectué qu’une année, mais son coach d’alors, le fameux Mike Krzyzewski, annonce que d’ordinaire il n’aime pas voir ses joueurs partir après un an en NCAA, mais Brand est tellement intelligent et bosseur qu’il réussira quand même sans problème ! Grâce au deal qui avait envoyé Luc Longley à Phoenix, Chicago possède un autre choix au 1er tour et sélectionne Ron Artest avec le 16ème pick, un arrière/ailier athlétique et spécialiste défensif.

Mais avec le départ de Ron Harper et 5 Rookies dans l’effectif (Brand, Artest, Ruffin, Willoughby et Ketner), Chicago réalise que son joueur le plus expérimenté s’appelle Randy Brown, qui compte 8 ans de NBA. Du coup, le recrutement est axé sur des joueurs à forte expérience afin d’aider les jeunes pousses à progresser. Arrivent donc Hersey Hawkins, 33 ans et natif de Chicago, puis les ex Bulls BJ Armstrong (33 ans) et Will Perdue (35 ans), avec Tim Floyd qui a également fait venir Fred Hoiberg qu’il a connu à l’Université d’Iowa State.

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Toni Kukoc est toujours le leader offensif de l’équipe mais débute la saison par un affreux 1/14 aux tirs dans une défaite à New York, avant de se blesser sérieusement au 4ème match, contre Phoenix. Son absence sera de longue durée et ne fera qu’ajouter de la pression sur les épaules de Brand, qui doit accélérer son apprentissage pour devenir le point d’encrage offensif du groupe. Après un match à 21pts/12rbs à Atlanta, il profite du traditionnel Road Trip de fin novembre pour se chauffer : 17pts/9rbs à Golden State, 19pts à Phoenix, 29pts/17rbs chez les Lakers, 24pts à San Antonio face à Duncan puis 18pts/9rbs à Dallas.

Problème, les Bulls n’ont gagné qu’un petit match jusqu’alors, un court succès 92-91 contre Boston derrière 19pts d’Hoiberg en sortie de banc ! Les équipes adverses sont sans pitié et continuent de se venger d’années d’humiliations en en faisant baver aux jeunes Bulls, qui dégustent chaque soir : -24 et -23 face à Phoenix, -18 face à Miami, -20 à Golden State, -23 à San Antonio … Brand réalise un gros double double (19pts/17rbs) dans une courte défaite contre Milwaukee, puis permet d’obtenir le 2ème succès de la saison (71-69 contre New Jersey le 10 décembre) avec 16pts/14rbs … mais le lendemain Orlando s’impose de 21pts !

C’est le début d’une nouvelle série de 11 défaites avec la encore des cartons assez violents (-20 et -18 contre Minnesota, -27 à New Jersey, -23 face à Portland) et seules les bonnes performances de Brand, qui aligne régulièrement les doubles doubles (7 sur la série de 11 défaites, dont un match à 8 contres face à Detroit), font office de bonne nouvelle. Les Bulls ont viré l’ailier Hongrois Kornel David et signent l’arrière Chris Carr pour deux 10 day contracts avant de finalement le garder jusqu’à la fin de la saison après une série de 4 matchs à 15, 15, 13 et 16 points en sortie de banc mi janvier.

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Au 4 janvier, les Bulls possèdent un bilan lamentable de 2 victoires et 26 défaites, laissant plusieurs analystes et spécialistes penser qu’ils sont partis pour battre le record de nullité des Philadelphie 76ers (9-73 en 1972/73). Mais le lendemain, Toni Kukoc revient de blessure et permet à son équipe de décrocher 3 succès d’affilée ! Les « victimes » se nomment Washington (18pts/11rbs pour Kukoc, 16pts/16rbs pour Brand), Washington à nouveau, pour la 1ère victoire de la saison à l’extérieur (33pts/10asts de Kukoc, 16pts/13rbs de Brand) puis Boston avec 23pts/8asts de Kukoc et 26pts/14rbs de Brand).

Un autre Rookie profite de janvier pour se montrer : Ron Artest signe une série de 13 rencontres de suite à 12 points minimum, dont un Career High de 24 unités au Madison Square Garden. Doté de grosses qualités athlétiques, Artest attaque régulièrement le cercle et provoque énormément de fautes, allant chercher pas mal de ses points sur la ligne. Limité à 5pts sans le moindre lancé franc lors d’un match à Portland, il égale son Career High le lendemain avec 24 unités et 12/13 aux lancés, ajoutant 6rbs, 5asts et 5stls. Son profil complet et son intensité défensif lui ont rapidement permis d’intégrer un 5 de départ qu’il n’a plus quitté ensuite, s’imposant comme une option bien intéressante derrière Brand et Kukoc …

… Mais rapidement derrière Brand uniquement. Après la coupure All Star ou Brand remporte le titre de MVP du match des rookies avec notamment 21 rebonds, les Bulls réalisent un trade à 3 équipes ou Chicago envoie Toni Kukoc à Philadelphie et récupère Bruce Bowen qui sera coupé dans la foulée mais aussi l’improbable John Starks, l’ennemi numéro 1 de Michael Jordan, le jour même de l’anniversaire de MJ ! Un pied de nez certainement involontaire de la part des dirigeants des Bulls, mais Starks est bel et bien un joueur de Chicago. Et contre toute attente, il se met le public dans sa poche ! Il se jette sur tout les ballons, défend dur et se donne à fond, signant 17pts à 6/9 dont 2/2 à 3pts contre Vancouver dés son 2ème match. Mais il va se blesser rapidement dans son 4ème match, lors d’une défaite contre les Spurs. On ne le reverra jamais porter la tunique des Bulls.

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Le départ de Kukoc annonce clairement que Brand est devenu en quelques mois l’option numéro 1 de la Franchise et avec une saison déjà terminée, Floyd et les dirigeants lui donne de plus en plus de responsabilités pour qu’il progresse rapidement. Tout les ballons passent par lui et l’objectif est d’en faire le favori pour le trophée de Rookie of the Year. Et malgré les défaites qui continuent de s’accumuler, Brand pose des chiffres de plus en plus importants, comme ses 44pts contre Washington le 13 avril, ou il inscrit 14 tirs consécutifs. Au final, Brand remporte les trophées de Rookie du mois en janvier, février et avril, pour finalement être désigné Co-Rookie of the Year en compagnie de Steve Francis de Houston, devenant le 2ème Bull de l’histoire à remporter cette distinction derrière Jordan, mais aussi le 2ème joueur de Chicago a faire une saison à 20pts/10rbs derrière Artis Gilmore (20.1pts et 10.0rbs, dont 4.3 prises offensives, 2ème de la ligue dans ce domaine).

Ron Artest termine dans le 2ème cinq des Rookies et les jeunes poussent ont affichés de belle promesses, au contraire des vétérans qui ont déçu pour la plupart, BJ Armstrong passant la grande majorité de la saison à l’infirmerie tandis qu’Hawkins et Perdue ont surtout eu un rôle à jouer hors parquet, pour aider Brand et Artest à s’aguerrir. Mais au final, la saison reste catastrophique, avec un bilan de 17-65, avec seulement 5 succès à l’extérieur. C’est la 1ère fois de leur histoire que les Bulls signent moins de 20 victoires sur une saison de 82 matchs ! Le tout avec une attaque immonde (84.8 PPG) et une adresse affreuse (41.5%). Si les jeunes ont été convaincants, reste maintenant à les entourer au mieux pour vite retrouver les sommets …

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Bilan : 17-65
Classement : 8ème de la Central Division, 15ème de la Conférence Est
Attaque : 84.8PPG (29ème sur 29)
Défense : 94.2PPG (9ème sur 29)
Meilleur marqueur : Elton Brand (20.1)
Meilleur rebondeur : Elton Brand (10.0)
Meilleur passeur : Randy Brown (3.4)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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