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La saison 2000/2001

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Chicago dispose de nombreux choix lors de cette draft : 3 au premier tour et 3 au deuxième. Ils sélectionnent le musculeux ailier fort Marcus Fizer avec le pick 4, puis Chris Mihm avec le 7ème choix, qui sera immédiatement expédié à Cleveland en échange du pick 8 : Jamal Crawford. Par la suite, ils prendront Dalibor Bagaric (pick 24), puis AJ Guyton, Jake Voskuhl et Khalid El-Amin avec les choix 32, 33 et 34 ! Côté transferts, l’ambition est de mise et les dirigeants espèrent utiliser les bonnes saisons rookies de Brand et Artest pour attirer de gros poissons lors de cette inter-saison, visant notamment des joueurs tels que Tim Duncan, Grant Hill, Tracy McGrady ou encore Eddie Jones. Hélas pour Chicago, personne ne souhaite rejoindre les bords du Lac Michigan, démontrant à quel point la franchise à sombrée en à peine 2 ans ! En guise de rattrapage, la franchise signe les agents libres Ron Mercer, qui sort de 3 ans à plus de 15 points par matchs, puis le pivot Brad Miller et le Serbe Dragan Tarlac, qu’ils avaient drafté en 1995 !

Un effectif qui ne fait pas rêver et peu de monde s’emballe devant ce nouveau groupe, le plus jeune de l’histoire de la NBA (22.9 ans de moyenne d’age), avec 8 Rookies et dont le joueur avec le plus d’expérience s’appelle Fred Hoiberg avec 5 saisons NBA au compteur ! Et le début de saison confirme que ça va être difficile, avec une défaite inaugurale de 19pts contre Sacramento puis, dés le match suivant contre New Jersey, la fin d’une série exceptionnelle de 610 rencontres de suite à guichet fermé au United Center, la 3ème plus longue série de l’histoire de la ligue ! Il faudra attendre un match à 18rbs de Michael Ruffin, avec 18pts de Guyton en sortie de banc pour battre Orlando 95-90 le 9 novembre. Ce sera la seule victoire jusqu’au 30 novembre et un succès sur le parquet d’Atlanta grâce à 30pts de Ron mercer, qui porte le bilan à 2-13, ce qui inclus un West Road Trip catastrophique de 7 défaites en autant de matchs, avec notamment -27 à Houston, -29 à Sacramento mais surtout … 109-64 à Utah, soit 45pts d’écart !

Un début de saison aussi marqué par l’adresse cataclysmique d’Elton Brand. Avec toute la pression de l’attaque sur ses épaules, le jeune Brand a du mal à assumer soir après soir et enchaîne les matchs indignes au tir : 4/14 lors de la soirée d’ouverture, 4/13 à Indiana, 6/17 face à Washington, 1/10 contre Orlando … Il faudra attendre les derniers matchs du West Road Trip pour retrouver un Brand efficace, avec 26pts à 10/17 à Golden State, puis 31pts à 14/26 à Toronto, de nouveau 10/17 contre Atlanta, 9/16 à San Antonio ou encore 10/18 contre Phoenix. Chicago va terminer l’année 2000 avec 2 victoires sur les 3 derniers matchs, une in extremis face à San Antonio (105-104 avec 33pts de Mercer) puis une contre New Jersey (86-77 avec 31pts à 9/16 aux tirs, 13/17 aux lancés, 16rbs de Brand) … Mais entre ces 2 succès, il y aura une vilaine défaite à New York avec seulement 68pts inscrits et un bilan de 5-25 au moment de changer de millénaire ! De plus, entre le 11 novembre et le 19 décembre, Chicago perd 8 matchs de suite à domicile, un record de franchise …

Fred-Hoiberg-Chicago-bulls

Ce nouveau millénaire n’apporte aucun changement, bien au contraire. Un Buzzer Beater de Brand contre Washington le 4 janvier permet d’obtenir ce qui sera la seule victoire de Chicago entre le 1er janvier et la coupure All Star du 8 février ! 1-17 sur la période, 16 revers consécutifs, bien entendu la aussi un record de franchise et des cartons une nouvelle fois bien violents (-34 à Milwaukee, -13 à Dallas, -20 à New Jersey, -11 à Philadelphie et Portland, puis -20 aux Clippers juste avant le All Star Game). Pourtant, Elton Brand brille de mille feux sur la période, signant des performances de très haute volée tout au long de janvier : 30pts, 9rbs, 8asts dans la victoire contre les Wizards, 30pts à 11/21 et 12 rbs à Charlotte, 25pts à 10/14 à Miami, 24pts, 19rbs, 4stls, 3bks à Philadelphie, 25pts à 9/14 et 14rbs le lendemain contre Detroit, 28pts à New Jersey, 29pts contre Portland, avant une série de 9 double doubles de suite en février, aucun match sous les 12rbs et même une pointe à 22pts/21 prises contre Miami !

Chicago continue surtout d’avoir un énorme soucis d’adresse, à l’image de la saison précédente. Le jeu de Tim Floyd ne favorise pas beaucoup la circulation de balle pour trouver des tirs démarqués, et si des joueurs comme Jamal Crawford et Khalid El-Amin sortent de actions spectaculaires avec des dribbles de folie, ils sont loin d’être efficace pour conclure. Tout le contraire d’un Fred Hoiberg pas flashy pour un sou mais diablement efficace, notamment de loin (il terminera la saison avec un joli 41.2% à 3pts), dégainant régulièrement de loin dans une équipe peu inspirée longue distance et qui affiche soir après soir son manque de cohésion, de vécu collectif et d’expérience !

5 victoires en 11 matchs juste après le All Star Game constituera leur meilleur période de la saison pour faire grimper le compteur à 11 victoires et s’assurer de ne pas faire pire que les Philadelphie 76ers de 72/73 (9-73). Mais derrière, les Bulls vont refaire comme avant la coupure All Star : 1 victoire en 18 matchs (en Prolongation contre Charlotte, 93-90, 30pts de Mercer), avec 2 séries de 8 et 9 défaites ou la défense prend chère, encaissant 100pts ou plus à 13 reprises pendant la période et seulement 2 matchs à 100pts ou plus inscrits, les 2 fois en prolongation, et des soirées à 75pts à Detroit ou 67 contre Philadelphie, 80 contre Seattle et à New York ou 81 à Miami …

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Sur les dernières semaines de la saison régulière, Jamal Crawford devient titulaire au poste de meneur, après de solides prestations en sortie de banc ou il a pu démontrer toutes ses qualités de dribbleur et de vitesse. Lui et Marcus Fizer font partie des rares joueurs de l’équipe à avoir montré une certaine progression au fil de la saison. Shooteur gourmand, notamment à 3pts, il va signer 4 matchs à 17pts dans les 3 dernières semaines et emmagasiner de l’expérience même s’il ne montre pas grand chose à la création et livre plus une partition de soliste qu’autre chose.

Le 11 avril, Chicago s’impose 113-109 sur le parquet de Washington avec 26pts à 13/25, 11rbs, 7asts de Brand et 17pts 9asts, 7stls de Ron Artest, mettant fin à une série de 25 défaites de suite à l’extérieur, la aussi un record de nullité pour la franchise, qui avait débuté le 21 décembre. Chicago va gagner 3 des 5 derniers matchs de la saison, les 3 à l’extérieur, pour terminer sur une bonne note la pire saison de son histoire avec 15 victoires et 67 défaites, dont seulement 5 loin du United Center, comme la saison précédente. L’élection de Marcus Fizer dans le 2ème 5 des rookies étant la seule mini bonne nouvelle de la fin d’exercice.

L’inter-saison manquée et le refus des grands joueurs de venir aura plomber la franchise, une nouvelle fois engluée dans les bas fonds de la ligue. Les Bulls ne font plus rêver et les dirigeants doivent se résoudre à reconstruire par la draft plutôt qu’en attirant les Free Agents …

Bilan : 15-67
Classement : 8ème de la Central Division, 15ème de la Conférence Est
Attaque : 87.6PPG (29ème sur 29)
Défense : 96.7PPG (19ème sur 29)
Meilleur marqueur : Elton Brand (20.1)
Meilleur rebondeur : Elton Brand (10.1)
Meilleur passeur : Bryce Drew (3.9)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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