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La saison 2008/2009

08-09

Pendant que les Play-Offs battent leur plein, le 20 mai 2008, la Draft Lottery va offrir une incroyable opportunité aux Chicago Bulls, qui héritent miraculeusement du 1er choix de la Draft, alors qu’ils n’avaient que 1.7% de chance d’obtenir ce pick ! Les dirigeants étaient tellement convaincus qu’ils auraient un choix autour de la 10ème position que John Paxson n’a pas souhaité se rendre à New York et décide d’envoyer Steve Schanwald, président des Opérations Basket, pour représenter les Bulls. Sa surprise lors de l’annonce du 1er choix est l’un des grands moment de ces soirées spéciales, mais il reprend vite ses esprits pour rappeler à tout le monde le numéro de téléphone des Bulls pour prendre des abonnements à l’année !

Mais avant la Draft, prévue le 26 juin, les Bulls doivent se mettre en quête d’un coach. Doug Collins, qui a coaché les Bulls de 1986 à 1989, est pressenti mais décline l’offre, obligeant les dirigeants à se rabattre sur Vinny Del Negro. Un choix surprenant car Del Negro ne possède pas la moindre expérience de coaching, à quelque niveau que ce soit. Pour succéder à Skiles/Boylan et en remplacement de Collins qui était le premier choix, cette signature a de quoi étonner.

Reste à se décider sur le 1er choix de la Draft, avec des joueurs tels que Derrick Rose, Russell Westbrook, Kevin Love, OJ Mayo ou encore Michael Beasley en tête d’affiche. Le choix est vite réduit à Rose, natif de Chicago, et Beasley. Les Bulls organisent des workouts avec les 2 ainsi que des interviews. John Paxson demande aux 2 joueurs ce qui les gênait le plus quand ils jouaient à l’Université, Beasley répond « les coups de sifflets des arbitres quand on jouait à l’extérieur », Rose répond timidement « perdre ». Le 26 juin 2008, avec le 1er choix, les Chicago Bulls choisissent : Derrick Rose ! Chicago va également sélectionner Sonny Weems au second tour pour l’envoyer à Portland contre un futur choix de Draft.

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Reste à négocier les fins de contrats des autres joueurs. Barré par l’arrivée de Rose, Chris Duhon est laissée libre, tandis que les dirigeants doivent faire un choix entre Deng et Gordon car ils ne peuvent pas offrir un énorme contrat aux 2. Au final Deng prolonge pour 6 ans et 71 millions de Dollars tandis que Ben Gordon doit se contenter d’un contrat d’un an pour 6.4 millions de Dollars après avoir refusé 59 millions sur 6 ans, estimant pouvoir obtenir plus. L’agent de Gordon invente même une rumeur et dit aux Bulls que le CSKA Moscou est prêt à lui proposer 5.5 millions d’Euros par an, ce que le club Russe va rapidement démentir.

Le début de saison est assez moyen, entre un Del Negro en quête de repère et des joueurs qui ont du mal à le prendre au sérieux, défiant souvent son autorité. Rose inscrit 26pts à 11/20 dés son 3ème match contre Memphis et récidive 10 jours plus tard contre Atlanta, devenant rapidement l’une des options prioritaires au scoring derrière Ben Gordon, les 2 formant un duo particulièrement explosif à l’arrière pour dynamiter les défenses adverses, surtout en l’absence de Larry Hughes, blessé et rapidement rejoint par Hinrich qui subit une opération pour une rupture d’un ligament au pouce droit et ne reviendra pas avant janvier.

Del Negro a aussi des problèmes pour définir les rôles de ces joueurs, modifiant régulièrement ses rotations afin de trouver la bonne solution, plaçant Noah dans le 5 avant de réduire son temps de jeu, l’alignant 28mins un soir et 4 au match suivant puis 22 le lendemain, puis en le sortant carrément du 5 au profit d’un Aaron Gray bien trop pataud pour tenir le rythme. A côté de ça, Andrès Nocioni a du mal à enchaîner soir après soir, traînant une tendinite tenace au genou qui avait déjà bien réduit son impact lors des Jeux Olympiques de Pekin, ou l’Argentine a remporté la médaille de bronze. Sa pré-saison a été très difficile et il peine à trouver le rythme, comme les Bulls d’ailleurs, qui jouent aux montagnes Russes. 2 victoires, 2 défaites, 1 victoire, 1 défaite, 8-9 fin novembre et un mois de décembre encore plus triste (6-9) conclu par une défaite de 19 pts à domicile face à Orlando.

Vinny+Del+Negro+New+York+Knicks+v+Chicago+I5FulVVUCZAl

Des résultats qui n’empêchent pas Derrick Rose de récolter les 2 premiers trophées de Rookie du mois à l’Est ! Bénéficiant du plus gros temps de jeu de l’équipe vu qu’Hinrich est blessé et que seul le vétéran Lindsey Hunter le fait un peu souffler, il enchaîne les bonnes performances avec notamment 24pts à 10/17 contre Minnesota, 27pts à 12/19 et 7asts à Atlanta ou encore 21pts à 9/15 et 13 assists chez les Nets. Sa vitesse, ses démarrages et ses changements d’appuies en font un joueur insaisissable une fois lancé vers le cercle, avec une explosivité folle. Il est l’une des rares satisfactions d’une saison jusqu’ici pénible et que les incertitudes sur l’avenir de plusieurs cadres n’arrangent pas. Hinrich revient en janvier pendant que Deng manque 2 semaines d’action pour blessure puis Chicago met fin à 5 défaites consécutives en remportant 3 rencontres de rang à l’extérieur fin janvier.

Pas encore suffisant pour redresser la barre : les Bulls atteignant la coupure du All Star Weekend sur un bilan assez triste de 23-30. Mais la franchise va beaucoup faire parler d’elle pendant cette coupure, déjà parce que Derrick Rose remporte le Skills Challenge et établissant le meilleur temps de l’histoire du parcours, puis avec de nombreux trades qui vont largement remanier l’effectif : ça commence le 18 février lorsqu’ils envoient Andrès Nocioni, Drew Gooden, Cedric Simmons et Michael Ruffin à Sacramento en échange du pivot Brad Miller et de l’arrière scoreur John Salmons. Le lendemain, c’est au tour de Larry Hughes de quitter Chicago, direction New York contre Tim Thomas, Jerome James et Anthony Roberson. Quelques heures plus tard, c’est Thabo Sefolosha qui fait ses valises, expédié à Oklahoma City contre un futur tour de Draft !

Les arrivées de Miller et Salmons apportent clairement un plus au groupe. Miller, passé par les Bulls entre 2000 et 2002, est depuis devenu un pivot réputé pour son jeu de passe et sa capacité à shooter de loin, devenant All Star à 2 reprises et participant aux Championnats du monde 2006 avec Team USA. Il apporte son expérience au relais d’un Noah installé dans le 5 de manière définitive, tandis que John Salmons est un gros scoreur qui va rapidement se signaler avec quelques bons cartons durant le mois de mars, comme ses 29pts à Miami, 38 contre les Champions en titre Boston, 30 face aux Lakers ou encore 27 contre Miami.

John+Salmons+Dan+Gadzuric+Milwaukee+Bucks+LKVy3OtqDdhl

Le trio qu’il forme avec Rose et Gordon explose tout les défenses de la ligue. Quand ce n’est pas Salmons, c’est Gordon qui s’y met (37pts à 13/27 dont 4/7 à 3pts contre Denver, 34pts à 10/19 face à Milwaukee, 43pts avec un 8/11 à 3pts à Miami 2 jours plus tard, 37pts à 15/26 à Toronto ou encore 39pts à 15/29 contre Charlotte), ou alors c’est Rose qui prend les choses en main (27pts à 10/18 contre Milwaukee, 25pts à 12/14 contre OKC, 25pts 10/19 face aux Clippers, 24pts, 11rbs, 6asts à Indiana, 24pts, 8asts à Detroit et 20pts, 6rbs, 11asts contre Toronto). Il fallait bien tout ça pour combler l’absence de Luol Deng, dont la saison s’est terminée fin février à cause d’une blessure au tibia.

Une fin février bien triste à Chicago car la veille de la blessure de Deng, on apprend à quelques heures d’intervalle les décès de Johnny « Red » Kerr, premier coach de l’histoire du club, ainsi que de Norm Van Lier, meneur star des années 70 et légende du club ! La fin de saison s’annonce morose mais avec les exploits du trio Rose/Gordon/Salmons et la montée en puissance de Joakim Noah, Chicago gratte quelques victoires et remonte petit à petit au classement. 10èmes au 4 mars, les Bulls vont signer 9 victoires en 15 matchs pour remonter rapidement et lutter pour une place en Play-Offs. Constamment sous les 50% de victoires toute la saison, Chicago démarre avril avec un bilan de 37-40 avant d’enchaîner 4 victoires pour s’assurer une qualification quasiment miraculeuse pour les Play-Offs, tournant à plus de 111 points par matchs sur les 8 dernières sorties.

Au dernier soir de la saison régulière, Chicago est 6ème et reçoit Toronto qui n’a plus rien à jouer. La victoire est impérative pour conserver cette position au classement, à la lutte avec les 76ers qui joue contre Cleveland. Mais les Bulls vont s’incliner bêtement pendant que Philadelphie bat aisément les remplaçants des Cavaliers pour devenir 6ème à la photo finish, avec le même bilan (41-41), mais plus de victoires dans les confrontations directes ! Chicago s’apprête à retrouver les Play-Offs et une série qui s’annonce compliquée face aux Boston Celtics, qui n’a jamais perdu le moindre match de Play-Offs contre les Bulls, leur infligeant 3 sweeps (1981, 1986, 1987) ! Mais Chicago peut compter sur la présence de Derrick Rose, qui vient d’être élu Rookie of the Year (16.8pts à 47.5% aux tirs, 3.9rbs, 6.3asts).

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Les Boston Celtics sont les champions en titre et prétendent à une nouvelle couronne malgré l’absence de Kevin Garnett, blessé pour toute la série, tandis que Luol Deng est absent côté Bulls. Boston est largement favori et compte rapidement prendre les devants à domicile, mais ils tombent sur des Bulls énergiques et déterminés, derrière un Derrick Rose qui multiplie les tirs pour permettre aux siens de mener de 9pts à la pause. Boston revient par la suite et la fin de match est tendue. Noah commet une faute sur Paul Pierce à 3 secondes de la fin, mais la star des Celtics ne rentre qu’un de ses 2 lancés francs, ce qui permet d’égaliser et d’envoyer le match en prolongation, ou Tyrus Thomas inscrira 6 des 8pts de son équipe pour un succès 105-103 qui fera grand bruit, le 1er de l’histoire des Bulls face à Boston en PO ! Sorti pour 6 fautes pendant la prolongation, Rose a été tout simplement exceptionnel, égalant le record de Kareem Abdul Jabbar pour le plus grand nombre de points d’un Rookie pour son 1er match de Play-Off, avec 36 unités (à 12/19), ajoutant 11 assists !

Au Game 2, la réaction des Celtics et notamment de Ray Allen ne se fait pas attendre. Limité à 4pts à 1/12 dont 0/6 à 3pts au Game 1, Ray Allen ne compte encore que 2pts à la pause, ou Chicago mène 61-58, avant de prendre totalement feu, inscrivant 28pts en 2ème mi-temps pour permettre aux siens d’égaliser dans la série avec un 3pts au buzzer pour un succès 118-115 malgré les 42pts de Ben Gordon en face ! Les Celtics ont pris le momentum et l’emmène avec eux au United Center, ou ils débutent le Game 3 à fond : +11 après un quart, +22 à la pause (59-37) avec 75% à 3pts ! Les Bulls ne s’en remettront pas et vont subir une lourde défaite à la maison (107-86), perdant l’avantage du terrain et se retrouvant mener 2-1 par les champions en titre.

C’est à ce moment là que la série va basculer dans l’irréel. Le Game 4 à Chicago est totalement fou du début à la fin, entre tension, suspense, retournements de situation et actions spectaculaires. Boston mène d’un point à la pause et de 5 après 3 quart-temps mais Hinrich inscrit 5pts de suite pour débuter le 4ème quart, avant que Rose ne prenne les choses en main avec un lancé, 3 lay-ups et une passe pour Tyrus Thomas. Il inscrit un nouveau panier qui met les siens devant à 2 minutes du terme, mais les Celtics répondent à chaque fois, avec un 3pts de Ray Allen qui égalise à 96-96 et 9.8 secondes au chrono. Rose a la balle de match mais son Floater ressort, emmenant les 2 équipes en OT comme au Game 1. Boston prend 5pts d’avance avec entre autre un 3pts de Scalabrine, mais Chicago réplique par un 3pts de Salmons et des lancés d’Hinrich et Gordon. Allen met les siens à +3 et 9.0 secondes à jouer mais Ben Gordon égalise d’un 3pts en déséquilibre ! Cette fois c’est Rondo qui a le tir de la gagne mais il échoue, laissant place à une 2ème prolongation !

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Cette fois c’est Chicago qui prend 5pts d’avance après un lancé franc de Noah, avant que Paul Pierce ne réussisse un And One puis un 3pts en l’espace de 10 secondes pour revenir à 119-118 à 19 secondes de la fin ! Mais John Salmons sera le héros du soir, rentrant 2 lancés francs plein de sérénité pour donner 3pts d’avance puis en bloquant le tir au buzzer de Pierce, assurant ainsi la victoire des siens dans un match totalement fou ou les 2 jeunes meneurs Rose et Rondo se sont livré un duel dantesque (respectivement 23pts, 11rbs, 9asts et 25pts, 11rbs, 11asts) !

De retour à Boston, ce sont les Bulls qui sonnent la charge avec un 7-0 au début du 4ème quart-temps pour prendre 11pts d’avance (77-66), mais les Celtics répliquent vite et reviennent à une longueur après un 3pts de Ray Allen, qui va sortir pour 6 fautes avec plus de 4 minutes à disputer. Hélas Chicago n’en profitera pas pour tuer au match. Au contraire c’est Boston qui revient, à l’énergie et à l’expérience, égalisant à 91-91 à 1:20 du terme. Gordon inscrit un tir très difficile auquel Pierce répond dans la foulée, puis Gordon a la balle de match mais échoue, laissant place à une nouvelle prolongation dans cette série complètement dingue. L’OT tourne au duel Pierce/Gordon, avec un THREE du Celtic auquel Big Ben répond par 3 lancés, mais Pierce insiste et marque tête de raquette pour mettre les siens devant à 3.4 secondes de la fin. Sur la remise en jeu Brad Miller a le chemin ouvert jusqu’au cercle et fonce mais Boston fait faute pour l’envoyer aux lancés. Il manque le 1er et loupe volontairement le second pour obtenir une nouvelle possession mais le rebond est pour les Celtics, qui l’emportent 106-104 …

Le Game 6 au United Center démarre à fond avec une altercation entre Rondo et Hinrich dés la 1er quart quand le meneur de Boston envoie Kirk dans la table de marque. Les 2 s’étaient déjà chauffé au Game 5 ou Rondo avait ouvert l’arcade d’Hinrich, nécessitant 4 points de suture. Salmons inscrit 16pts dans le 1er quart mais la réplique de Ray Allen est cinglante avec 20pts au second quart pour ramener les siens à 2pts à la mi-temps (59-57). 2 paniers à 3pts de Salmons, Miller et Hinrich permettent aux locaux de mener de 7 longueurs à l’entame de la dernière période et l’avance va même grimper jusqu’à +12 avant que tout ne s’écroule et que Boston ne place un 17-3 qui les met devant avec 6mins à jouer. Ils ont encore 5pts d’avance à 66 secondes du terme quand Brad Miller rentre un 3pts totalement libre puis un lay-up similaire à celui qu’il aurait du mettre à la fin du Game 5, prenant ainsi sa revanche et envoyant les équipes vers une nouvelle prolongation !

Dans cette OT Ben Gordon est exclu pour 6 fautes et Pierce tente le tir de la victoire mais échoue, entraînant une 2ème prolongation. Une pénétration de Salmons met Chicago à +3 à 2 minutes de la fin, une avance qu’il conserveront jusqu’à 20 secondes du terme, quand Ray Allen rentre un long 2pts puis un THREE pour égaliser de nouveau et envoyer ce match … dans une 3ème prolongation ! L’atmosphère est tout bonnement irrespirable dans un United Center au bord de l’implosion. Le score est de 123-123 avec 40 secondes à jouer quand Noah pique la balle des mains de Pierce, remonte tout le terrain et claque un Dunk puissant avec la 6ème faute de Pierce en prime ! Cette fois le United Center explose pour de bon … mais pas Boston, qui revient à un point après un lay-up de Rondo. Il reste 23 secondes, +1 Chicago qui a la remise en jeu. Hinrich se retrouve TOUT SEUL sous le cercle mais manque le lay-up. Rondo temporise et tente un tir contré par Rose qui va ensuite être envoyer aux lancés. Il manque volontairement le 2ème et malgré la tentative désespérée au buzzer de Rondo, Chicago s’impose 128-127 et arrache un Game 7 dans une ambiance exceptionnelle, avec Joakim Noah qui tape des high five à tout les fans du 1er rang !

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Chicago débute bien le Game 7 sur le parquet de Boston mais les Celtics vont faire parler leur expérience pour signer un gros 2ème quart (29-11) et prendre les devants à la mi-temps (52-39). Les Bulls ne lâchent pas et reviennent dans la partie avec beaucoup de lancés francs pour casser le rythme. Ils finissent par revenir à 3pts dans le 4ème quart-temps mais un Eddie House de gala en sortie de banc (16pts à 5/5 dont 4/4 à 3pts) aide parfaitement Pierce et Allen à assurer la qualification au tour suivant (109-99), au terme d’une série déjà entrée dans l’histoire, entre son suspense, son intensité, ses actions clutchs et des exploits individuels dans tout les sens.

Les Bulls quittent les Play-Offs grandis après avoir restauré leur image sur ces 7 matchs de folie. Reste à construire la dessus et le gros dossier de l’été sera de savoir comment conserver Ben Gordon (24.3PPG sur la série contre Boston), tandis que l’éclosion rapide de Rose et la révélation Noah (10.1pts à 51%, 13.1rbs et 2.1blks en PO) peuvent permettre de rêver à un futur radieux …

Bilan : 41-41
Classement : 2èmes de la Central Division, 7èmes de la Conférence Est
Attaque : 102.2PPG (8ème sur 30)
Défense : 102.5PPG (21ème sur 30)
Meilleur marqueur : Ben Gordon (20.7)
Meilleur rebondeur : Joakim Noah (7.6)
Meilleur passeur : Derrick Rose (6.3)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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