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La saison 2010/2011

10-11

Les dirigeants sont décidés à faire un grand ménage dans l’effectif et miser énormément sur la Free Agency pour attirer des stars, se donnant toutes les chances possibles en libérant un maximum d’argent pour signer à tour de bras. Avant ça, ils bouclent leur quête d’un coach en signant un contrat de 2 ans à Tom Thibodeau, assistant coach en NBA pendant 18 saisons et spécialiste défensif, étant notamment l’un des principaux artisan de la défense de fer des Boston Celtics des dernières saisons. Son expérience et son excellente réputation dans la ligue en font un choix de qualité même s’il n’a jamais été entraîneur en chef, au contraire des autres pistes des Bulls qu’étaient Lawrence Frank, Doug Collins, Avery Johnson, Mike Dunleavy ou encore Byron Scott et Rick Carlisle. Mais Thibodeau est clair sur ce qu’il veut créer aux Bulls : « Il ya 5 choses que nous devons établir dés le début : nous devons être une équipe défensive, qui prend des rebonds, qui n’est pas égoïste, qui perd peu la balle et qui doit être capable de jouer aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je pense également qu’on doit adopter une attitude de champion, que ce soit sur le parquet, hors du parquet, à la salle de musculation, aux entraînements … Il faut avoir une attitude impeccable et faire les choses sérieusement. »

Une fois le dossier du coach terminé, place aux mouvements d’effectif et les Bulls vont s’offrir un peu plus de marge sous le cap en tradant Kirk Hinrich à Washington, en compagnie de Kevin Seraphin, l’intérieur Français qu’ils ont choisi à la Draft avec le 17ème pick ! Reste à convaincre les joueurs libres de venir à Chicago. LeBron James, Chris Bosh et Dwyane Wade sont tous vu en entretiens individuels par les Bulls mais ce trio décide de s’unir au Heat de Miami ! Forman et Paxson se rabattent alors sur leur plan B : l’intérieur scoreur Carlos Boozer, qui signe 5 ans et 80 millions de Dollars. Aux Bulls, il retrouvera 2 coéquipiers qui étaient à Utah avec lui : Kyle Korver et Ronnie Brewer s’engagent également avec la Franchise de l’Illinois, qui complète son effectif avec les signature de CJ Watson, Keith Bogans, Kurt Thomas et Omer Asik, un pivot Turc drafté en 2008 par Portland mais dont les droits étaient arrivées aux Bulls lors du trade de Sonny Weems. L’intérieur débarque à Chicago après une médaille d’Argent lors des championnats du monde ou Derrick Rose fait parti de l’effectif des USA qui ramène l’Or.

Rose, 7.2pts à 45.8% et même un pauvre 50% aux lancés francs lors du tournoi, déclare lors de la reprise des entraînements qu’il ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas devenir MVP de la ligue. Une déclaration qui fera beaucoup de bruit tandis que dés le lendemain, Carlos Boozer se casse le poignet en chutant chez lui : « On a sonné et j’étais à l’étage donc j’ai couru pour aller ouvrir mais dans ma course je me suis pris les pieds dans un sac de sport et je suis tombé sur ma main droite ». Il manquera l’ensemble de la pré-saison et n’est pas annoncé sur les parquets avant la mi décembre.

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Entre cette absence et le fait que seulement 4 joueurs étaient présents l’an dernier (Noah, Rose, Deng et Gibson), l’équipe met du temps à trouver la bonne formule et s’habituer au style rigoureux de leur nouveau coach, qui ne les ménage pas et leur en fait baver aux entraînements. Quand Noah, à bout de souffle, lui dit que l’équipe à intérêt à gagner sinon il va le détester, Thibodeau lui répond « T’inquiètes pas Jo, je pense la même chose de toi. » Après une défaite inaugurale sur le parquet d’Oklahoma, Chicago va petit à petit prendre des repères, notamment défensifs, ce qui constitue la base de ce que Thibs veut mettre en place. 120pts encaissés à domicile contre les Knicks montrent qu’il y a encore du boulot mais ils signent 4 matchs de suite ou l’adversaire n’inscrit que 96pts au mieux (Denver 92, Golden State 90, Washington 96 et Houston 92), pour 4 bonnes victoires, dont celle contre les Warriors avec un écart final de 30pts !

Le succès à Houston débute le traditionnel Circus Trip sur une bonne note, puis les Bulls vont également y battre Dallas, Phoenix (en 2OT) et Sacramento, pour s’offrir leur 1er bilan positif dans un Circus Trip depuis la fin des années Jordan (4-3). Derrick Rose en a également profité pour crever l’écran ! Déjà auteur de 39pts contre les Pistons en début de saison, il signe 5 matchs à 30pts minimum dans le Road Trip, dont une pointe à 35 unités à Phoenix, avec aussi 12rbs et 7 asts. Il manquera le match à Denver à cause de torticolis, le seul match qu’il manquera de la saison. De retour à Chicago, Carlos Boozer est près à rejoindre l’équipe et débute le 1er décembre dans une énorme défaite contre Orlando (-29). L’effectif est désormais au complet et cartonne, avec 7 succès de rang dont une victoire de 31pts contre Minnesota, une de 19pts face aux Pacers et une de 17pts sur le parquet des Raptors le 15 décembre. Mais au lendemain de cette victoire au Canada, Joakim Noah se fait opérer d’un ligament tordu au pouce droit. Une blessure qu’il a subit fin novembre à Sacramento sur une action anodine, mais cette blessure s’est aggravée au fil des matchs.

Malgré cette absence, Chicago continue d’accumuler les victoires, avec Kurt Thomas qui signe un excellent intérim malgré ses 39 ans. Rose continue son festival avec 34pts face aux Clippers, 22pts/12asts lors d’une victoire de 45pts face aux 76ers, 25pts, 7rbs, 8asts, 6stls à New York le jour de noel ou encore 23pts, 12rbs, 8asts à Detroit le lendemain. Il débute 2011 avec 28pts et 11asts contre Cleveland avannt d’en mettre 36 aux Celtics la semaine suivante. Pendant ce temps les Bulls prennent les rênes de la NBA en accumulant les victoires probantes (28-13 après une victoire sur le parquet de Memphis ou Rose signe le 1er Triple Double de sa carrière (22pts, 10rbs, 12asts).

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Mais Rose n’est pas le seul à briller. Carlos Boozer signe d’excellents débuts sous son nouveau maillot et fait apprécier la qualité de son tir mi distance pour jouer les pick’n’rolls avec Rose. C-Booz inscrit 31pts/13rbs contre Philadelphie, puis 27pts/11rbs contre les Pistons ou encore 23pts et 14 prises à Charlotte, se montrant extrêmement efficace et assumant parfaitement son rôle de 2ème option offensive. L’autre bonne nouvelle est l’évolution du jeu de Luol Deng. Longtemps limité à du jeu intérieur, Deng s’est découvert un tir à 3pts et n’hésite pas à s’en servir, inscrivant plus de paniers à 3pts sur l’ensemble de la saison (115) que sur ses 6 premières saisons dans la ligue réunies ! Son jeu défensif est également devenu bien plus solide, même s’il avait déjà de bonnes dispositions à ce niveau. Thibodeau en a fait son chouchou tant son éthique de travail et sa hargne pour faire de la défense sa priorité en ont fait un joueur indispensable. Avant de se rendre au All Star Game ou il a été voté dans le 5 majeur de l’Est, Rose inscrit un Career High de 42pts face aux San Antonio Spurs pour une belle victoire au United Center.

Au moment de cette coupure les Bulls dominent leur conférence (38-16) et même les anciens Bulls se mettent à y croire pour cette équipe. Lors d’une soirée spéciale pour fêter les 20 ans du titre de 1991, Michael Jordan déclare qu’il ne faudra pas être étonner si ce groupe amène de nouveaux titres à la ville, tout en désignant Derrick Rose comme son favori pour le titre de MVP, un avis partagé par Scottie Pippen ou encore Charles Barkley. Peu après la reprise, Joakim Noah fait son retour dans l’effectif et ça coïncide avec 11 victoires en 12 matchs, dont 8 succès consécutifs avec quelques scores impressionnants (+28 à Washington, +17 à Charlotte, +18 contre Atlanta et Utah en back-to-back, +19 contre Washington) ! Lors du match face au Jazz, match de la cérémonie en hommage au titre de 1991, les Bulls établissent un record de 18 paniers à 3pts dans un même match.

7 de ces 18 paniers à 3pts ont été inscrits par les benchers, ce groupe qui mélange à la fois expérience (Thomas, Scalabrine), défense (Gibson, Brewer, Asik) et attaque (Korver, Watson). Brewer possède l’un des meilleur jeu sans ballon de la ligue, Asik est un formidable Rim Protector, très efficace sur de courtes séquences malgré ses mains carrées en attaque, tandis que de l’autre côté CJ Watson ne se fait pas prier pour pousser la balle et décaler un shooteur comme Korver qui fait feu de tout bois. Ce groupe ce fait appeler le « Bench Mob » et cartonne toutes les équipes de la ligue en livrant des prestations d’un niveau quasi similaire aux Starters avec des rôles extrêmement bien définis et une excellente complémentarité.

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Rose arrache la prolongation sur le parquet d’Indiana avec 3 lancés francs dans l’ultime seconde et encore 42pts pour lui, mais les Bulls finissent par s’incliner. On est le 18 mars et les Bulls ne connaîtront qu’une seule défaite supplémentaire d’ici la fin de la saison régulière, remportant 13 de ses 14 derniers matchs,débutant la série par 2 cartons de 40pts contre Sacramento et 33pts sur le parquet d’Atlanta le lendemain. Chicago remporte les 9 derniers matchs de la saison afin de terminer en tête de la Conférence Est mais aussi de la ligue avec un bilan final de 62 victoires et 20 défaites ! Un bilan faramineux et une progression de 21 victoires par rapport à la saison précédente. Comme Thibodeau le souhaitait en début de saison, ses Bulls sont une équipe solide qui domine les rebonds et défend de manière acharnée (91.3 pts encaissés par match, 2ème meilleure total de la ligue, et des adversaires limités à 43.0% par match). De quoi permettre à Thibs de devenir le 4ème coach des Bulls à obtenir le trophée de Coach of the Year et Gar Forman est élu Executive of the Year.

L’ambition est claire du côté du Lac Michigan : il faut aller chercher le 7ème titre de la franchise ! Le public a répondu présent tout au long de la saison, faisant du United Center la salle la plus remplie en NBA pour la 2ème année consécutive avec pas loin de 22000 personnes par soirs. Ils n’ont vécu que 5 petites défaites à domicile et l’avantage du terrain jusqu’à la fin de la saison est un autre motif d’espoir pour les fans. Le 1er tour, face aux Pacers d’Indiana, doit être une formalité ! Mais les Pacers ne l’entendent pas ainsi et vont rapidement montrer qu’ils ne sont pas là pour rigoler. Au Game 1, Indiana inscrit 55pts en 1ère mi-temps et domine les débats pendant de nombreuses minutes face à des Bulls soudainement grippés, dont le jeu de passe n’agit plus. Il faudra une énorme fin de match défensive pour arracher la victoire. Les Pacers ne rentrent plus un tir lors des 4 dernières minutes puis Rose égalise avec un And One et un Jumper, avec de trouver Korver qui plante un 3pts salvateur pour mettre les siens devant pour la 1ère fois de la soirée avec 48 secondes à jouer ! 2 énormes contres de Noah sur McRoberts scellent ce 1er match et le succès de son équipe 104-99. Malgré un 0/9 à 3pts, Rose termine avec 39 unités, son Career High en Play-Offs.

Au Game 2, Chicago débute beaucoup mieux la partie avec un Carlos Boozer bien plus efficace même si Indiana va lutter tout au long de la soirée pour rester à distance respectable. Les Pacers mènent encore à la pause avant de terminer le 3ème quart sur un panier de l’autre bout du terrain de TJ Ford pour égaliser à 77-77. Beaucoup de pertes de balle de la part des Bulls permettent aux visiteurs de croire encore à la victoire, mais comme au Game 1, Korver rentre un 3pts crucial à 1:04 de la fin et assure le succès de son équipe, qui part à Indianapolis avec déjà 2 victoires.

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Le match 3 à Indiana est tout aussi serré avec 2 équipes qui se répondent coups pour coups et les locaux parviennent pendant longtemps à isoler Rose du reste de ses coéquipiers. Bogans, Deng et Korver parviennent à tirer leur épingle du jeu face à un Danny Granger qui enchaîne les paniers gagnants pour ramener les siens et effacer un 11-0 des Bulls dans le 4ème quart-temps. A chaque fois que Chicago prend une petite avance, les Pacers reviennent mais n’arrivent pas à passer devant. Le score est de 84-84 avec 33 secondes à jouer avec balle pour Chicago. Rose temporise au maximum puis vient inscrire un lay-up décisif ! Granger manque un 3pts et Ronnie Brewer va conclure l’affaire aux lancés pour une victoire 88-84 et 3-0 dans la série malgré le match exécrable de Boozer (4pts à 2/10).

2 jours plus tard, Indiana fini par gêner suffisamment les Bulls pour leur prendre un match, avec un pressing défensif constant qui sépare Rose de ses partenaires, qui cette fois n’ont pas su venir en aide à leur meneur, qui fini à un pauvre 6/22 aux tirs, au contraire d’un banc des Pacers qui aura largement contribué à ce succès, avec 30pts et une défense intense du début à la fin. Indiana évite le sweep et force un Match 5 au United Center. Mais ce Game 5 sera à sens unique, Chicago prenant les devants dés le coup d’envoi avec enfin un collectif qui tourne et les benchers qui se mettent au niveau des titulaires. Indiana ne parvient jamais à réagir et voit les vacances se profiler au fur et à mesure que les Buls remportent les quart-temps (+8 à la pause, +19 après 3 quarts). Au final ça fera 116-89 pour des Bulls auteurs de 27 assists sur 40 paniers et 6 joueurs à 10pts ou plus. Place au second tour, face aux Atlanta Hawks.

Les Hawks sont sur une bonne dynamique après avoir battu Orlando 4-3 alors qu’ils étaient menés 3-2. Ils arrivent au United Center en pleine confiance et ne tardent pas à le montrer, avec Joe Johnson qui multiplie les paniers pour offrir de l’avance aux siens et leur donner confiance, d’autant que l’ex Bull Jamal Crawford est un formidable relais en sortie de banc pour briser la défense de Chicago, qui semble émoussé. Il inscrit autant de pts à lui seul (22) que tout le banc des Bulls, qui n’aident pas énormément Rose et Deng, tandis que Boozer continue de traverser les Play-Offs comme un fantôme. Les Bulls se fatiguent à courir après le score et finissent par subir une violente défaite à la maison, 103-95, avec des Hawks qui ont shooté à 51.3% à 3pts (7/13 dont 5/5 pour Joe Johnson qui fini à 34pts). Le lendemain, Derrick Rose devient, à 22ans et 212 jours, le plus jeune MVP de l’histoire de la NBA (25.0pts, 7.7asts,

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De quoi redonner le sourire et de la confiance avec le Game 2, toujours au United Center. Et les Bulls débutent le match à fond et dominent Atlanta aux rebonds, ce qui leur avait fait défaut au 1er match. La défense est beaucoup plus intense et agressive, ne concédant que 37pts en 1ère mi-temps puis 36 en seconde, soit seulement 73pts en tout, tandis que Rose multiplie les paniers pour justifier son rang de MVP, finissant avec 25pts, 6rbs, 10asts, 2blks et aidant bien les siens à égaliser dans la série avant de partir en Georgie pour 2 matchs compliqués.

A Atlanta, Rose marche sur l’eau malgré une cheville douloureuse et établi un Career High de 44pts à 16/27 dont 4/7 à 3pts, 5rbs et 7 asts, histoire d’offrir l’avantage dans la série à sa franchise de coeur (99-82), tandis qu’Atlanta ne prendra que 6 tirs à 3pts de toute la rencontre ! Le Game 4 sera beaucoup plus compliqué avec un Josh Smith retrouvé qui pulvérise les défenses avec sa puissance en pénétration et une énergie qui gène énormément les Bulls. Il termine avec 23pts, 16rbs, 8asts, 2blks et la série est de nouveau relancée face à des Bulls dépassés dans l’intensité et qui n’ont jamais su stopper Atlanta sur ce match.

La série repart donc dans l’Illinois ou les locaux prennent le meilleur départ avant de retomber dans leurs travers, bien aidés par une défense agressive des Hawks qui sentent qu’il y a un coup à jouer. Le match se crispe et Chicago connait de sérieux passages à vide dont Atlanta profite pour recoller, n’ayant qu’un point de retard à l’entame du dernier quart, alors qu’ils étaient à -14 quelques minutes plus tôt. De gros rebonds offensifs et un And One de Gibson aident à reprendre une bonne avance. Gibson est tellement efficace que Thibs laisse Noah et Boozer sur le banc pour l’ensemble du dernier quart, qui voit les Bulls s’imposer 95-83 et prendre les commandes d’une série qu’ils iront conclure à Atlanta dans une rencontre à sens unique ou ils auront enfin imposer une énorme défense et pris les choses en main, pour un succès 93-73.

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Pour la 1ère fois depuis 1998, les Chicago Bulls sont en finale de conférence ! Et malgré l’avantage du terrain, le meilleur bilan de la ligue, le coach de l’année et le MVP en titre, ils ne sont pas annoncés favori face au Miami Heat, axé sur son trio James, Wade, Bosh qui a pour mission d’aller au titre. Même les 4 victoires de Chicago en autant de matchs de saison régulière contre les Floridiens ne font pas pencher la balance en leur faveur ! LeBron est LA megastar de la ligue et DOIT remporter le titre.

Mais à Chicago, on aime jouer les trouble fêtes et si le début du Game 1 est difficile, avec 2 dunks en 30 secondes pour Miami et une légère domination physique, les Bulls répliquent petit à petit et haussent l’intensité d’une partie rythmé et électrique dans un United Center en furie. Un UC qui va littéralement exploser dans le 2ème quart-temps quand Watson mène une contre attaque qui se termine par un Dunk d’une violence monumentale de Taj Gibson sur Wade qui fait faute ! Une action de pure folie qui va mettre Chicago sur les bons rails, la suite du match va leur appartenir.

Le 3ème Quart-temps est presque à sens unique et chaque tir manqué par James est acclamé par la foule tandis que Chicago accentue son avance grâce à ses rebonds et sa vitesse, même si le Heat tente de répliquer avec un Small Ball presque permanent. Gibson signe une claquette Dunk encore plus violente en fin de match pour conclure une démonstration de la part des siens, pour un succès retentissant 103-82.

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Le match 2 démarre extrêmement bien pour les Bulls qui prennent de nouveau Miami de vitesse et imposent un gros défi physique. Luol Deng conclu même le 1er quart d’un tir de derrière le milieu du terrain pour faire 26-19 ! Mais au fil des minutes Miami et Wade vont se réveiller et vont à leur tour s’imposer physiquement. LeBron s’y met aussi et le Heat passe devant à la pause d’un match tendu et serré. En empêchant Miami de se créer des contre attaque, Chicago revient et égalise à 73-73 et une poignée de minutes à disputer, mais c’est la que James va justifier son rang et multiplier les tirs clutchs pour offrir un gros succès aux siens, 85-75.

La série part en Floride ou les défenses s’intensifient encore un peu plus, le 1er quart se terminant sur un score de 18-15 pour Miami, qui mène encore 43-40 à la pause. Et cette fois c’est l’autre membre du Big THREE, Chris Bosh, qui fait la différence, avec son aisance Inside pour dominer et inscrire de nombreux paniers auxquels les Bulls ne peuvent répliquer. Bosh termine à 34pts à 13/18 et met son équipe en tête dans ces finales de conférence. Noah prendre 50.000$ d’amende pour avoir insulté un fan du Heat assis derrière le banc de touche et qui aura passé sa soirée à provoquer les joueurs, Deng affirmant qu’il serait bien allé lui en coller une mais qu’il a fait un gros effort pour se contenir.

Au Game 4, les 2 équipes signent des runs pour prendre de l’avance mais les autres reviennent dans la foulée.Rose signe ce qu’il considère comme le plus beau Dunk de sa carrière en mettant un poster d’une rare violence à Joel Anthony après un slalom entre 2 défenseurs ! Chicago parvient pendant longtemps à conserver 3-4 points d’avance malgré les assauts adverses mais ces derniers égalisent à 80-80 à 2:50 du terme. Rose et James manquent chacun leur tour un tir important et le match part en OT, mais Chicago va y laisser des plumes en manquant des lancés et en concédant des contre attaques dont le Heat se régale pour s’imposer 101-93 et s’approcher des finales.

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Pas démotivés, les Bulls donnent tout au Game 5 au United Center de tenter de renverser la tendance. Plus d’attaques du cercle et de vitesse permettent aux hommes de Tom Thibodeau de prendre les devants, avaec une avance qui ira jusqu’à 10pts dans le 2ème quart. Miami pousse mais les Bulls résistent avec une grosse défense et un Omer Asik précieux en Rim Protector tout au long de la série. Une rare 3pts de Ronnie Brewer va même mettre Chicago à +12 et seulement 4 minutes à jouer. Le Game 6 est presque accroché … mais tout va s’écrouler, avec un duo Wade/James qui va hausser son niveau pour en finir avec les Bulls. Le natif de Chicago inscrit un Floater et un And One puis trouve James pour 2 THREES assassins. A 30 secondes du terme, Rose obtient 2 lancés qu’il doit rentrer pour égaliser. Il fait 1/2, au contraire de Chris Bosh qui rentre ses 2 tentatives. Le dernier tir du match est pour Rose mais il se fait contrer. 83-80 Miami, le Heat se qualifie en finale devant des Bulls dépités …

Rose restera de nombreux jours enfermés chez lui, ne voulant voir ou parler à personne, ruminant cette défaite dont il prend toute la responsabilité. Malgré tout Chicago vient de réaliser, et de très loin, sa meilleure saison de l’après Jordan, livrant un énorme duel au Heat qui en aura bavé pour atteindre les finales. Avec Rose MVP, un Noah plus leader émotionnel que jamais, un banc productif et confiant, un Coach réputé qui sait mener sa barque, il ne manque pas grand chose à cette équipe pour franchir un dernier palier, et les dirigeants vont tenter de combler ce léger manque …

Bilan : 62-20
Classement : Vainqueurs de la Central Division, 1ers de la Conférence Est, meilleur bilan NBA
Attaque : 98.6PPG (20ème sur 30)
Défense : 91.3PPG (2ème sur 30)
Meilleur marqueur : Derrick Rose (25.0)
Meilleur rebondeur : Joakim Noah (10.4)
Meilleur passeur : Derrick Rose (7.7)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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