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La saison 2012/2013

12-13

Dans la série des étés agités pour les Bulls, l’édition 2012 fait certainement parti des plus dingue ! Avec la blessure de Rose et l’incertitude concernant son retour, celle de Noah qui lui fait manquer les JO, Deng qui repousse une opération prévue à sa main gauche pour pouvoir faire ces mêmes JO, Thibodeau qui n’a pas signée son extension de contrat et de nombreux joueurs sur le départ qu’il faut remplacer, autant dire que Gar Forman doit s’activer. En plus il doit gérer tout ça avec des finances limitées, car les énormes contrats de Rose, Deng, Boozer et Noah englobent une énorme partie de la masse salariale. Au point qu’un trade impliquant Luol Deng est encore évoqué, comme chaque été, même si les rumeurs se font plus persistantes car les dirigeants n’apprécient pas la décision de Deng de repousser son opération pour participer aux Jeux Olympiques. Le joueur lui même annonce qu’il ne serait pas étonné s’il était envoyé ailleurs : « J’aime Chicago, j’aime les Bulls et j’adorerais rester ici, mais dans le même temps je réalise la partie business que tout ça comporte. Les rumeurs allaient bien sortir tôt ou tard et je pense qu’il y a toujours une part de vérité dans les rumeurs. Dans le cas contraire, un GM pourrait toujours déclarer que ce n’est pas vrai. S’il ne le fait pas, c’est probablement qu’il y a des contacts, des discussions, et c’est tout à fait normal. Si j’étais GM, moi aussi je regarderais les joueurs des autres équipes, il faut bien prouver qu’on travaille à quelque chose, les GM ne sont pas là juste pour s’asseoir derrière un bureau, ils explorent toutes les options. »

Dans ce climat assez tendu, Chicago sélectionne, sans surprise, un meneur de jeu à la Draft : Marquis Teague de Kentucky, dont le frère Jeff cartonne en NBA depuis quelques saisons déjà. Puis afin de libérer de la masse salariale, ils n’activent pas les options de Kyle Korver, CJ Watson et Ronnie Brewer, laissant ces 3 joueurs libres pour essayer de les remplacer par des joueurs qui coûtent moins cher. Mais histoire de s’attirer un peu de sympathie de la part de fans mécontents, ils annoncent le retour de Kirk Hinrich, meneur adulé au United Center et qui revient au bercail en acceptant une grosse diminution de son salaire pour revenir dans sa franchise de coeur, touchant 4 millions par an sur 2 ans alors qu’il en touchait encore 8 la saison précédente aux Hawks d’Atlanta !

Par la suite les Bulls vont compléter leur banc avec les signatures de l’arrière Italien Marco Belinelli, l’ailier Vladimir Radmanovic, le pivot vétéran natif de Chicago Nazr Mohammed puis, en voyant les performances minables de Marquis Teague en Summer League, ils décident de signer un autre meneur de jeu courant septembre en la personne de Nate Robinson, que Thibs connait bien depuis leur passage commun à Boston. Aucune de ces signature ne dépasse les 2 millions en salaire annuel, tandis que Tom Thibodeau voit sa prolongation de contrat rendue officielle lors du Media Day du début de saison, pour 20 millions sur 4 ans. Si le titre semble assez inaccessible, l’équipe se soude autour de l’espoir que Rose revienne à 100% en cours de saison et soit en forme pour aider l’équipe à faire un gros push en Play-Off.

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Les Bulls débutent bien la saison en s’imposant à domicile face à Sacramento avec un Noah bien en jambe (23pts, 10rbs dont 5 offensifs, 3asts, 5stls, 3blks) et un Taj Gibson qui fête ça en allant directement du parquet au bureau de Forman pour y signer une extension de contrat à hauteur de 39 millions sur 4 ans ! S’en suivra une grosse victoire 115-86 face à Cleveland avec 16pts et 12 passes en sortie de banc pour Robinson mais aussi 19pts à 8/12 d’un Rip Hamilton qui va signer un début de saison prometteur, avec 20pts/8rbs face à Oklahoma quelques jours plus tard ou 30pts à 12/24 contre Milwaukee, mais il faut surtout preuve d’une adresse importante quand on le sollicite, en tant que 3ème option offensive (45.5% aux tirs dont 37.5% à 3pts en novembre). Hélas, il se blesse début décembre … contre Philadelphie, comme Rose et Noah avant lui !

C’est cette fois le pied qui va empêcher Hamilton de fouler le parquet pendant près d’un mois, mais l’intérim sera parfaitement assuré par un Marco Belinelli en feu. L’Italien prend place dans le 5 et cartonne d’entrée : 23pts à 7/15 à Cleveland, 22pts à 8/15 dont 4/6 à 3pts contre les Knicks, 19pts face à Brooklyn ou encore de nouveau 22pts à New York. Les Bulls gagnent ces matchs ou Belinelli se montre à son avantage, mais l’ensemble reste fragile et surtout irrégulier, gâchant une série de 7 victoires en 9 matchs par 2 violentes défaite à Atlanta (-17) et à la maison contre Houston le soir de noel (-23). Chicago va même gâcher le réveillon en s’inclinant à domicile contre les Charlotte Bobcats, qui arrivaient au United Center avec un bilan de 7-23 …

L’année 2013 débute par un Road Trip en Floride ou Carlos Boozer, qui joue devant ses enfants qui vivent à Miami avec leur mère, retrouve des sensations : 31pts/11rbs à Orlando puis 27pts/12rbs à Miami, pour 2 bonnes victoires et même une 3ème de suite en éclatant Cleveland 118-92 au retour au United Center. Mais 2 nouvelles défaites à la maison contre Milwaukee et Phoenix vont faire péter un câble à Tom Thibodeau. Au matin d’un match contre Atlanta, il arrive à la salle d’entraînement furieux comme jamais : « Beaucoup de mot en F*** » raconte Noah. « A 9h du matin, je te garantis que ce n’est jamais bon à entendre ». « Dés qu’on l’a vu arriver, on a compris » explique Gibson. « Il a regardé tout le monde dans les yeux et on voyait à son visage qu’on allait morfler. Il avait la rage et il nous est rentré dedans. C’était fou, surréaliste. Personne n’a dit quoique ce soit, on a baissé la tête et on s’est mis au boulot ». Le résultat ? Une victoire de 39 pts contre Atlanta, qui n’aura inscrit que 58 unités sur le match, 20 en première mi-temps et seulement 5 au second quart ! Suivront 2 succès à l’extérieur en prolongation, le premier à Toronto avec un Jumper de Luol Deng à 3 secondes de la fin de l’OT, puis 2 jours plus tard à Boston sur un panier surréaliste de Marco Belinelli, un fade away en total déséquilibre en glissant, à 3 secondes du terme.

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5 jours plus tard, Belinelli inscrit un nouveau panier décisif dans les ultimes secondes pour s’imposer contre Detroit, avec Joakim Noah qui se jette dans les photographes pour sauver le ballon qui permet à l’Italien de marquer. 2 succès de 16pts contre Golden State et à Milwaukee permettent de terminer le mois de janvier avec un bilan de 28-17, avec des Bulls pas toujours géniaux mais extrêmement combatifs et qui bataillent tout les soirs avec une énergie extraordinaire. Une combativité symbolisée par un Joakim Noah monstrueux d’abnégation et d’énergie. Véritable leader vocal de l’équipe, il enchaîne les prestations de haut standing. En plus de sa défense phénoménale pour protéger son cercle, il se mue également en passeur de premier choix, mettant en pratique les enseignements de son ancien coéquipier Brad Miller. Déjà hauteur d’un Triple Double mi décembre contre Boston, il n’est pas loin de récidiver à Washington (9pts, 17rbs, 10asts) puis contre Charlotte 2 jours plus tard (13pts, 18rbs, 7asts, 5blks). De quoi lui assurer sa toute première sélection au All Star Game, ou il accompagne Luol Deng qui signe sa 2ème participation consécutive à l’événement. Chicago et la France seront également représentés par Benjamin Chevillon, qui fait alors parti de la section Basket Fauteuil des Bulls.

Il va néanmoins manquer les 3 premiers matchs de février à cause d’un pied douloureux, rejoignant Boozer et Hinrich à l’infirmerie. Du coup les adversaires se font plaisir, avec notamment une claque de 32 points à Denver, une défaite de 14pts à domicile contre San Antonio et une série de 4 matchs ou l’attaque piétine, avec seulement 69pts inscrits à Boston, 67 contre Miami, 75 à Charlotte et 72 à Oklahoma … Chicago finira février sur une victoire contre Philadelphie ou Joakim Noah signe un Triple Double ahurissant de 23 points, 21 rebonds et 11 contres ! Une performance qui arrive au lendemain de déclarations fracassantes de Reggie Rose, frère et agent de Derrick, affirmant que les Bulls n’ont pas le niveau pour viser le titre et que Derrick n’a donc pas à se forcer pour revenir car ça n’en vaudrait pas le coup.

La polémique éclate entre « le clan Rose » et le Front Office des Bulls tandis que les fans commencent à se poser des questions sur l’investissement du joueur, qui participe aux entraînements avec contact et obtient le feu vert des médecins pour revenir à la compétition début mars, mais n’en prend pas compte et se contente de sprint le long du parquet lors des avant matchs, observant ensuite les autres se défoncer pendant qu’il reste sans réaction sur le banc, le tout sans faire la moindre déclaration à part un laconique « Je reviendrais quand je me sentirais bien, ça peut être demain, dans 10 jours, dans 3 semaines, je ne sais pas ». Même ses coéquipiers commencent à se poser des questions, eux qui attendaient son retour avec impatience pour tout donner sur la fin de saison et les PO. En réalisant que les chances de le voir revenir pendant la saison diminuent de jour en jour, l’équipe prend un coup au moral et semble lâcher prise, notamment à l’extérieur ou ils cumulent les défaites alors qu’ils avaient débuté mars avec le meilleur bilan de la ligue On the Road …

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C’est alors que l’équipe se trouve un héros inattendu. Dernier renfort de l’été, signataire d’un contrat non garanti et 3ème option à la mène en cas de retour de Rose, Nate Robinson va être le véritable moteur de la fin de saison régulière des Bulls. Kirk Hinrich de nouveau blessé, « Kryptonate » va prendre les commandes et cartonner avec gourmandise : 19pts/8asts/4stls chez les Lakers, 19pts à 7/9 à SacTown, 20pts/7asts chez son ancienne équipe des Warriors, le « California Trip » a donné des ailes au micro meneur qui enchaîne avec 34 pions et 7 passes contre Denver. Les Bulls ne décollent pas pendant cette période (1-3), mais ça va venir avec une victoire contre Indiana, un succès chez les Wolves (22pts/10asts pour Nate) et surtout, une énorme victoire à domicile face au Miami Heat, pour mettre fin à leur série de 27 victoires consécutives, soit la 2ème plus longue série de l’histoire de la NBA !! 3 jours plus tard à Dallas, Nate va de nouveau signer une performance surréaliste avec un incroyable 7/7 à 3pts, mais Dirk Nowitski aura le dernier mot dans ce match avec le panier de la gagne au buzzer pour les Mavericks !!

Quelques secondes avant ce Buzzer Beater, Jimmy Butler avait loupé 2 lancés francs cruciaux. Une situation cruelle pour le 2ème année, pourtant excellent dans ce secteur (80.3% sur la saison). Ces 2 loupés auront un effet psychologique sur le jeune joueur, qui va ensuite se dérégler quelque peu depuis la ligne (69.6% en avril). Mais à part cette baisse, Jimmy Bucket n’a rien à se reprocher d’une saison tout à fait remarquable, devenant un défenseur de renom et ne se contentant plus des miettes en attaque mais faisant preuve d’une adresse intéressante (46.7% et 38.1% à 3pts) et surtout avec une sélection de tir intelligente. De quoi le propulser parmi les chouchous du United Center, pas loin derrière Noah et Nate. Il va finir la saison avec la place de titulaire du poste 2 acquise et quelques cartons comme ses 28pts à Toronto ou ses 22pts, 14rbs, 3stls, 3blks contre les Knicks.

Dans ce même match, ou Chicago est privé de Rose, Noah et Gibson, les Bulls doivent composer avec des 5 inédits, avec Boozer qui débute le match en pivot ou un 5 totalement surréaliste aligné par Tom Thibodeau dans le 2ème quart-temps : Butler, Belinelli, Hamilton, Hinrich, Robinson pour un Small Ball détonant mais forcé. Longtemps menés, les Bulls refont leur retard pour finalement arracher une prolongation au cours de laquelle ils s’emparent d’une victoire 118-111, derrière un Nate Robinson de feu qui signe 35pts à 10/18, 5/11 à 3pts, 10/10 aux lancers tout en se moquant allègrement de l’arrière des Knicks Steve Novak en copiant son geste après chaque panier à 3pts. Chicago met fin à une série de 13 victoires de rang des New Yorkais, dans peut être l’un des plus beaux matches de la saison, et je ne dis pas ça parce que j’y étais.

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Hélas, cette belle victoire est entourée de défaites frustrantes. Les blessures n’aident pas mais Chicago aura quand même affiché une inconstance incroyable tout au long de la saison, étant même la seule équipe de toute la NBA à n’avoir connu aucune série de plus de 4 victoires ou de 4 défaites consécutives ! Grâce à 2 succès lors des 2 dernières journées et avec une équipe d’Atlanta qui lâche prise dans le même temps, les Bulls terminent la saison à la 5ème place de la conférence Est, avec un bilan de 45-37 qui reste très solide vu le contexte de la saison. Ils sont donc prêts à en découdre avec les Brooklyn Nets, qui auront l’avantage du terrain sur ce 1er tour des PO.

Les Nets ont déménagés à Brooklyn à l’été précédent et pour les premiers Play-Offs dans leur nouvelle salle, ils veulent s’offrir le scalp des Bulls et ça se voit dés le Game 1 ou l’énergie, la combativité et l’envie ne sont que d’un côté. Brooklyn inflige une correction à ses visiteurs (106-89), ce que Thibs confirme : « On a jouer de manière très pauvre. On doit totalement changer d’attitude et corriger nos erreurs. On a été pauvres en défense. On ne peut pas gagner ainsi. De A à Z, notre Game 1 était lamentable ». Ses joueurs ont bien compris le message et vont réagir au Game 2 avec une bien meilleure défense, notamment en 2ème mi-temps pour s’offrir une avance suffisante pour résister aux tentatives désespérées de Joe Johnson, qui ne fera pas mieux que réduire l’écart à 4pts. Mais avec un Noah extraordinaire, qui signe 9pts, 6 rebonds dont 4 offensifs et 1 contre sur le 4ème quart-temps, Chicago s’assure la victoire 90-82 et égalise dans la série.

Au Game 3, Brooklyn place un 13-2 d’entrée avant de passer 6 minutes 30 sans marquer et subir un 14-0 en loupant 14 tirs de suite. L’avance de Chicago grimper jusqu’à 15pts mais Brook Lopez prend ses aises et parvient presque à lui seul à réduire l’écart considérablement, si bien que les Nets ont la possibilité d’envoyer le match en prolongation mais le Corner THREE de l’ex Bull CJ Watson fait Air Ball. Victoire 79-76 de Chicago qui prend les devants dans cette série. Le Game 4 connaîtra le scénario inverse avec cette fois les Nets qui prennent rapidement les devants en multipliant les 3pts par Johnson et Deron Williams. Même Lopez en met un et on se dirige vers un succès de Brooklyn pour égaliser à 2-2 dans la série lorsque CJ Watson part seul en contre attaque mais manque un Dunk tout cuit ! Cette action va réveiller les Bulls et surtout Nate Robinson. Avec son équipe menée de 14pts et moins de 3 minutes à disputer, Nate prend littéralement feu : un THREE, un lay-up, un jumper, 3 lancés francs bien provoqués, un nouveau jumper en déséquilibre et une passe pour un Reverse de Boozer, qui égalise à 109 partout après un 14-0 totalement surréaliste ou Nate à inscrit 12pts de suite et donné une passe ! Il signe 23pts à lui seul dans ce dernier quart mais ce n’est pas fini : Lopez rentre 2 lancés, Noah égalise d’une claquette puis Deron Williams prend le dernier tir mais le manque, prolongation !

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Le match tourne au duel Joe Johnson – Nate Robinson et les 2 se répondent coup pour coup, avec Nate qui inscrit un Floater hallucinant en total déséquilibre à 6 mètres et 2 secondes à jouer ! On pense les Bulls vainqueurs mais Johnson égalise au buzzer pour arracher une 2ème prolongation ! Ce match plonge dans l’irréel et le public est chaud bouillant. Noah donne 4pts d’avance aux siens mais Johnson rentre un And One avant que Nate ne sorte pour 6 fautes. Lopez égalise de nouveau sur lancé franc et contre le dernier tir de Noah, pour une 3ème prolongation ! Une OT ou les sorties pour 6 fautes vont s’accumuler, entre Noah et Gibson d’un côté puis Wallace et Evans de l’autre. Il faut donc compter sur le bout du banc pour en finir et c’est Nazr Mohammed qui enfile le costume de héros en rentrant un lay-up, puis en prenant un rebond offensif sur un lancé manqué de Boozer pour scorer avec la faute ! Le natif de Chicago a sorti le grand jeu au meilleur des moment et permet aux siens de s’imposer 142-134 après 3 OT’s et un match d’anthologie au scénario dantesque !

Malheureusement ce match va laisser des traces dans les organismes. Après avoir passé 60 minutes sur le parquet ce soir là, Kirk Hinrich a les hanches qui sifflent. On ne le reverra plus de la série et c’est une énorme perte car sa défense sur Deron Williams a été l’une des clés jusqu’ici dans cette série. Ce dernier l’a bien compris et en profite pour attaquer le cercle à outrance au Game 5, provoquant des lancés en pagaille ou trouvant ses partenaires sous le cercle. Il termine le Game 5 avec 23pts et 10 asts dans une victoire 110-91 des siens pour revenir à 3-2. Au Game 6, plusieurs Bulls sont malades avec Deng qui va passer la nuit aux urgences, Gibson qui ne pourra pas jouer et Nate Robinson qui tiendra sa place mais va vomir pratiquement à chaque fois qu’il va sur le banc … Brooklyn en profite pour prendre les commandes malgré les bons efforts d’un Belinelli jusqu’ici oublié mais qui profite des absences pour se signaler. Jimmy Butler tire également son épingle du jeu, lui qui jouera les 48 minutes de ce match et imposera une solide défense mais les Nets vont quand même arracher un Game 7 chez eux en s’imposant 95-92 au United Center …

Le vainqueur de cette série affrontera Miami, déjà qualifié depuis longtemps au tour suivant. Les Bulls partent à Brooklyn avec plus d’affaires afin d’aller directement en Floride en cas de qualification. Mais ils partent sans Luol Deng, qui aura vécu un cauchemar à l’hôpital pendant le Game 6. Afin de déterminer d’ou vient sa maladie, il subit de nombreux tests dont une ponction lombaire, mais cette dernière va être mal exécutée, créant un trou d’ou le liquide lombaire s’écoule. Il doit donc se faire opérer afin de colmater cette brèche et restera bien plus longtemps que prévu sur son lit d’hôpital, perdant près de 7 kilos en quelques jours. Pendant ce temps à Brooklyn, Chicago produit des efforts surhumains et prend le contrôle de la partie avec seulement 3 balles perdues en 1ère mi-temps et un duo Noah/Belinelli en pleine bourre. Au mieux les Nets reviendront à -5 mais Belinelli rentre des lancés cruciaux tandis que Joe Johnson fait un Air Ball sur un 3pts au buzzer ! Les Bulls remportent le 1er Game 7 à l’extérieur de leur histoire et se qualifient pour le second tour après une série héroïque ou Noah a encore démontré qu’il était le patron (24pts à 12/17, 14rbs dont 7 offensifs, 6blks sur ce Game 7) !

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Moins de 48 heures après cet exploit historique pour la Franchise, le second tour débute sur le parquet de Miami. Ces derniers ont eu 10 jours sans matchs car ils ont écrasé Milwaukee 4-0 pendant que les Bulls allaient en 7 matchs. Avec l’avantage du terrain plus les absences de Deng et Hinrich côté Bulls, tout le monde annonce un nouveau sweep des Floridiens, qui débutent bien le Game 1 mais le manque de match pendant 10 jours va se faire ressentir et Chicago va petit à petit puiser dans ses ressources pour revenir, à l’énergie. Jimmy Butler, qui a disputé l’ensemble des Game 6 et 7 contre Brooklyn et qui va également jouer 48 mins ce soir là, signe 2 And One dans le 4ème quart-temps pour ramener les Bulls à -1 malgré un LeBron James déchaîné, signant lui aussi 2 And One pour remettre les siens à +7. Les 3pts se mettent alors à pleuvoir entre Marco Belinelli, Ray Allen, Butler et encore Belinelli. Mais le dernier mot est pour Nate Robinson, avec une lèvre enflée suite à un contact trop appuyé, qui inscrit un Jumper et de nombreux lancés en fin de rencontre pour offrir à Chicago le 1er match de la série, 93-87.

En 3 jours les Bulls ont signés 2 exploits retentissants ! Malheureusement la débauche d’énergie aura fini de vider les réserves. Les Bulls finissent par craquer à cause d’un manque de fraîcheur flagrant et leur coeur seul ne suffit plus à les porter. Au Game 2 Miami survol la rencontre en dominant les rebonds (41 à 26) alors que c’est leur principale faiblesse et un point fort de Chicago. Le score est violent (115-78) mais ce retour à la réalité semblait inévitable. De retour dans l’Illinois, les Bulls manquent de nombreux lancés francs, signe évident d’une fatigue importante, avant de s’incliner de 10pts dans un match ou l’ont retiendra surtout Nazr Mohammed qui a balancé LeBron James au sol après une faute offensive de ce dernier. Dans les têtes Chicago n’y est plus et se sera encore pire au Game 4, avec un total de 65pts inscrit seulement, à 25.7% aux tirs, soit le pire pourcentage de leur histoire en Play-Off …

De retour à Miami pour le Game 5, Chicago jette ses dernières forces dans la bataille pour tenter de prolonger la série. Ils mènent de 8pts à l’entame du dernier quart-temps mais Shane Battier et Ray Allen vont enchaîner les 3pts pour passer devant et ne plus perdre cet avantage. Le Heat se qualifie 4-1 après avoir perdu le Game 1, exactement comme lors des finales de conférence 2011, sauf que cette fois ils iront au bout pour remporter leur 2ème titre consécutif.

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Au final la saison est considérée comme réussie tant il semblait improbable au moment ou l’ont a compris que Rose ne reviendrait pas que cette équipe passe un tour de Play-Off ! Jimmy Butler s’est révélé pendant cette post-season et même Rip Hamilton a enfin montré des signes encourageants, étant l’un des seuls à afficher de bonnes choses dans la série contre Miami, ou son adresse a été importante. Mais avec 7 joueurs en fin de contrat, une polémique à gérer concernant le non retour de Rose et une non communication à ce sujet qui aura grandement affecté la réputation de la franchise et un nouvel été de bricolage pour redevenir compétitif à petit prix, il y a du boulot sur les bords du Lac Michigan …

Bilan : 45-37
Classement : 2èmes de la Central Division, 5èmes de la Conférence Est
Attaque : 93.2PPG (29èmes sur 30)
Défense : 92.9PPG (3èmes sur 30)
Meilleur marqueur : Luol Deng (16.5)
Meilleur rebondeur : Joakim Noah (11.1)
Meilleur passeur : Kirk Hinrich (5.2)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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