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La saison 2014/2015

14-15

L’élimination face aux Washington Wizards a laissé des traces et les dirigeants savent désormais qu’il faut changer certaines choses et ça débute par la Draft ou les Bulls possèdent 2 picks au milieu du 1er tour (16 et 19), mais ils les expédient à Denver contre leur Pick 11 qui devient l’ailier shooteur Doug McDermott, qui débarque en NBA avec une énorme réputation d’artilleur, étant le 5ème meilleur scoreur de l’histoire de la NCAA ! Vient ensuite le départ de Carlos Boozer. De plus en plus décevant au fil des saisons, Boozer subit l’amnistie que tout les médias et les fans lui prédisaient depuis déjà 2 ans et quitte donc Chicago avec un gros chèque, mais il apparaissait inévitable que l’ailier fort fasse ses valises. DJ Augustin, n’ayant pas trouvé d’accord avec sa direction, quitte également le club et s’engage avec Detroit pour 2 ans et 6 millions.

Reste a trouver comment les remplacer. Forman, Paxson et Noah sortent le grand jeu pour attirer Carmelo Anthony à Chicago, passant la journée entre le United Center et le centre ville pour tenter de le convaincre de venir s’associer à Rose, Butler et Noah, mais l’ailier décide de prolonger son aventure à New York et prolonge pour un énorme contrat. Les Bulls activent alors leur plan B : dés l’annonce de Melo de rester aux Knicks, Chicago annonce la signature de l’Espagnol Pau Gasol, qui débarque lui aussi avec une énorme réputation, un futur Hall of Famer, 2 fois champion NBA avec les Lakers et légende du Basket Européen. A son arrivée à Chicago pour signer son contrat, il est accompagné par un autre « Espagnol », en la personne de Nikola Mirotic, dont les Bulls avaient récupéré les droits 3 ans auparavant et qui fait enfin le grand saut en NBA après avoir dominer en Europe avec le Real Madrid.

Les 2 joueurs signent pour 3 ans et respectivement 22 et 16.5 millions de Dollars. Ils viennent pour apporter ce qui manquait le plus aux Bulls : des points avec notamment du shoot extérieur, car l’équipe a terminée la saison précédente avec la 30ème attaque, la plus mauvaise adresse globale de la ligue et une pauvre 26ème place au niveau de l’adresse à 3pts. Notons aussi que les Bulls ont fait le forcing pour récupérer Kevin Love de Minnesota, proposant un sign and trade ou ils auraient envoyer Taj Gibson et Tony Snell chez les Wolves pour récupérer l’ailier scoreur, mais ce dernier préfère s’engager avec Cleveland, qui retrouve de l’ambition avec le retour de LeBron James.

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Chicago termine son recrutement avec les prolongations de Kirk Hinrich et Nazr Mohammed puis les arrivées du meneur Aaron Brooks et de l’arrière E’Twaun Moore, pour un total de 6 millions de Dollars pour ces 4 joueurs. Pendant ce temps, Joakim Noah se remet d’une opération au genou qu’il a subit après l’élimination face à Washington, tandis que Derrick Rose poursuit sa rééducation en se montrant à son avantage lors du camp d’été de Team USA, sous les yeux de Tom Thibodeau, assistant coach de la sélection. Il impressionne au point d’intégrer l’équipe qui participe aux Championnats du Monde en Espagne. Il y remporte sa 2ème médaille de champion du monde après une victoire face à la Serbie en finale, un match ou il signe 6 passes décisives. Dans cette même compétition, Pau Gasol est le patron d’une équipe d’Espagne qui se fait sortir en quart de finale face à la France mais il termine quand même dans le meilleur 5 du tournoi.

Les Bulls débutent leur saison par un succès de 24pts sur le parquet des Knicks avant de s’incliner en prolongation à domicile contre Cleveland. 2 matchs manqués par Jimmy Butler à cause d’un pouce tordu en pré-saison, mais il revient ensuite et les Bulls vont enchaîner 4 victoires consécutives même si les prestations fournies ne sont pas spécialement convaincantes, avec notamment de grosse difficulté pour venir à bout de Minnesota et Philadelphie. Boston et Indiana viendront chercher une victoire au United Center avant de débuter parfaitement leur Circus Trip par un succès retentissant chez les Clippers (105-89). Le reste du trip sera marqué par 2 vilaines défaites de 15pts à Sacramento et de 18pts à Portland mais aussi par un bilan final positif (4-3) et un Jimmy Butler éblouissant.

Pendant l’été, Butler a non seulement travaillé comme un fou, s’imposant 3 séances par jour, mais a aussi refusé une offre de prolongation à hauteur de 40 millions sur 4 ans, préférant « parier sur lui même » et sortir une grosse saison pour prétendre à un contrat bien plus volumineux l’été suivant. Et il met du coeur à l’ouvrage : un Career High de 32pts contre Indiana qu’il égale sur le parquet des Nuggets, inscrivant aussi 23pts à 11/18 chez les Kings, 25pts à 8/16 à Utah ou encore 26pts à 7/12 à Brooklyn, histoire de boucler novembre avec des moyennes de 21.9pts à 49.8% aux tirs et 5.7rbs, étant désigné joueur du mois pour la Conférence Est. Ses énormes qualités athlétiques et son jeu en provocation lui permettent d’inscrire un grand nombre de ses points aux lancés, ou il excelle (il tournera à 83.4% sur la saison). Sa progression offensive complète à merveille ses capacités défensives, qu’il démontrait depuis ses débuts dans la ligue.

Atlanta Hawks v Chicago Bulls

Décembre débute par une défaite à domicile en double prolongation face à Dallas, malgré un 3pts invraisemblable de Derrick Rose pour arracher la 2ème OT, mais la suite sera bien plus conforme à ce qui est attendu de ce groupe, avec un bilan sur le mois de 11-4 et une série de 7 victoires consécutives, grâce notamment à des victoires à Memphis, Washington et Indiana et des succès à la maison contre Toronto ou encore les Lakers de Carlos Boozer à noël. Un autre joueur se distingue sur la période en la personne de Nikola Mirotic. Le Monténégrin d’origine, surnommé THREEKOLA pour ses nombreux tirs lointains, commence à gagner sa place dans la rotation à coups de feintes, d’attaques du cercle et de 3pts en rafales. Lors du match à Memphis, il fait 6/6 derrière l’arc pour ce qui est alors un Carrer High de 27pts et 9 rebonds. Il sera élu Rookie du mois à l’Est après avoir tourné à 9.9pts et 41.2% à 3pts sur la période.

Mais si les Bulls débutent 2015 par 3 victoires pour afficher un bilan de 25-10, le groupe va connaitre une suite de saison plus difficile. A cause de leur défense tout d’abord. Point fort de l’équipe depuis l’arrivée de Thibs, l’exécution défensive est devenue une faiblesse qui s’affiche chaque soir avec de plus en plus d’ampleur ! Les équipes adverses viennent jouer Chicago en leur fonçant dessus et en attaquant le cercle à outrance, un cercle qui n’est plus vraiment protégé entre un Noah qui peine à retrouver sa mobilité après son opération de l’été et un Gasol trop lent et qui n’est jamais le dernier à lâcher l’affaire. Utah sans Kanter et Orlando sans Tobias Harris viennent l’emporter aisément au United Center en se promenant littéralement tout au long du match et en dominant des Bulls méconnaissables aux rebonds et dans l’énergie. Le Jazz repart avec un succès de 20pts (97-77) tandis qu’Orlando l’emporte en inscrivant 121pts à 59.8% aux tirs, avec 58 points inscrits dans la raquette adverse !

L’ensemble éprouve de grandes difficultés à s’entendre sur le plan défensif, avec un manque de communication flagrant et une osmose collective presque inexistante. Pendant des années Chicago n’avaient pas forcément des défenseurs individuels de renom à tout les postes mais leur envie collective masquait de nombreux défauts. Désormais ces défauts sont de plus en plus visibles et les adversaires ont bien compris comment battre Chicago : dominer les rebonds et attaquer le cercle semblent être écrit en gras, rouge et surligné 3 fois dans le scouting report de chaque équipe qui joue les Bulls ! Tom Thibodeau n’arrive plus à obtenir de ses joueurs le niveau d’exigence qu’il savait générer autrefois. Les années à aller en PO et se faire sortir violemment, comme contre Washington quelques mois plus tôt, ont fini par avoir raison de la confiance des joueurs envers leur coach, surtout les cadres qui jouent énormément de minutes et souffrent de nombreuses blessures pendant que le banc regorge de joueurs frais et dispos qui ne demandent qu’à dépanner.

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Et c’est bien là tout le problème, le coach est de plus en plus critiqué pour ses méthodes bornées et sa gestion des joueurs, qui eux n’arrivent plus à suivre, pendant que les rumeurs d’un départ prochain de Thibodeau se font de plus en plus pressantes. Après que Rose ait déclaré « Si on continue de ne pas être sur la même longueur d’ondes, on continuera de se faire botter le cul », Thibs annule un entraînement et organise un Team Meeting ou tout est mis à plat, ce qui aura pour effet de voir des Bulls bien plus conquérants lors des 2 matchs suivants, avec 2 des plus belles victoires de la saison : 104-81 à la maison contre San Antonio avec 6 joueurs à 12pts minimum et 102-98 le lendemain à Dallas.

Mais lors de ce match au Texas, Jeff Van Gundy, ancien partenaire de travail et ami personnel de Thibs, commente le match et s’en prend, en plein match et en direct, à Forman et Paxson : « Avant l’arrivée de Thibs, les Bulls étaient une équipe médiocre qui tournait à 50% de victoire. Il est venu et les a fait gagner. Le traitement qu’il subit actuellement est limite criminel, en terme BasketBall, entre les attaques sur son travail et le fait qu’il pourrait le perdre rapidement. Mais c’est souvent le cas à Chicago, regardez Del Negro, Skiles et même Phil Jackson à l’époque. Ils avaient le soutien public du management qui les fracassaient en privé. Ce n’est pas bien pour cette équipe et cette ville. Il n’y a aucun doute que la franchise possède la quasi totalité des médias dans sa poche. Je dis juste que, bizarrement, tout ces médias s’acharnent sur Thibodeau actuellement. » Présent dans la salle et informé de ces propos, Gar Forman ira trouver l’ancien coach NBA et notamment des Knicks, pour lui dire sa façon de pensée, et ce de manière plutôt virulente !

Une situation rocambolesque qui n’arrange pas les tensions déjà vives entre Thibs et sa direction. Dés le match suivant, à domicile contre Miami, tout repart de travers avec Hassan Whiteside, joueur de rotation du Heat, qui signe un invraisemblable Triple Double points/rebonds/contres dans un United Center médusé et devant des Bulls sans réaction ! Un Game Winner de Derrick Rose en prolongation à Golden State au match suivant apaise quelque peu les polémiques, mais Chicago s’incline au match d’après en prolongation chez l’une des pires équipes de l’histoire des Los Angeles Lakers … L’équipe traîne son spleen malgré 4 victoires consécutives juste avant la coupure All Star, ou Jimmy Butler obtient sa première sélection et est accompagné de Pau Gasol, élu dans le 5 de l’Est. Juste avant le Break du All Star Weekend, Rose inscrit 30pts et 7asts lors d’une bonne victoire à la maison face à Cleveland.

Derrick Rose game winning shoot at GSW

A 34-20 au moment de la coupure, Chicago reste quand même parmi les équipes de tête de la Conférence Est et tient le coup malgré des polémiques qui ne cessent de grimper. Une défaite sur le parquet des Pistons à la reprise ne manque pas d’alimenter encore plus les rumeurs, avant une série de 7 matchs consécutifs à domicile, ou les Bulls commencent en battant Phoenix et Milwaukee … mais au lendemain de ce match face aux Bucks, la malédiction s’acharne une fois de plus …

Derrick Rose ressent une gêne à son genou gauche, celui qui a du subir une opération en novembre 2013 après sa blessure à Portland. Les médecins font un contrôle de routine qui va révéler une déchirure au ménisque. Une rechute de plus dans l’enfer que connait Rose depuis 2 ans. Une nouvelle opération est prévue pour le meneur des Bulls, avec une absence prévue entre 4 et 6 semaines. On table sur un retour juste avant les PO pour Rose mais en attendant les Bulls doivent essayer de se maintenir vers le haut du classement sans lui.

Ça ne débute pas franchement bien avec 2 défaites à la maison contre Charlotte et contre les Clippers, mais 2 belles victoires contre Washington et Oklahoma City, grâce à un fabuleux Game Winning Shot d’E’Twaun Moore, permettent de rééquilibrer un peu la balance … mais après ce long Homestand (5-2), Chicago va perdre 5 des 6 matchs suivants, dont 4 à l’extérieur, notamment à San Antonio, Oklahoma City et de nouveau Charlotte … avant de gagner 5 des 6 rencontres d’après, dont 2 succès précieux contre les Toronto Raptors, à la lutte pour la 3ème place comme la saison précédente. Mais avec une telle irrégularité, difficile de savoir comment les Bulls vont terminer la saison régulière.

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Heureusement, en l’absence de Rose, plusieurs joueurs ont su hausser leur niveau de jeu, avec un Butler toujours aussi tranchant, un E’Twaun Moore qui se montre et assure de bonnes minutes, mais surtout un Nikola Mirotic qui prend feu ! Tout au long du mois de mars, le Rookie Monténégrin affole les compteurs en bombarde dans tout les sens : 29pts et 9rbs contre les Clippers, 23pts/8rbs face à Washington, 26 et 27pts contre OKC, 25pts/9rbs contre Indiana, 29pts/11rbs/4blks face aux Raptors, 28pts/8rbs contre Charlotte, pour finir le mois avec 24pts à 8/15 contre les Knicks dans une victoire retentissante 111-80. Mais au dela de ces chiffres, il se montre surtout décisif et productif dans les fins de matchs serrés, étant le joueur qui marque le plus de points dans les 4ème quart-temps de toute la NBA depuis le All Star Game !

Il fallait bien ça pour maintenir les Bulls dans la lutte à la 3ème place, car si Rose est absent pour son opération, il n’est pas le seul absent de marque, avec Jimmy Butler et Taj Gibson également sur la touche pendant de longue semaines. L’ensemble fini par retrouver les parquets pour les derniers matchs, avec Rose qui retrouve les siens à 5 matchs de la fin lors d’un déplacement à Orlando, ou Chicago s’incline sur un lay-up au Buzzer d’Oladipo, après avoir compté 12pts d’avance au milieu du 4ème quart-temps … Pau Gasol sort alors la déclaration de la saison : « Il n’y a pas de bouton magique sur lequel on appuie et tout nos problèmes disparaissent en PO. Ce que tu vois en saison régulière, c’est ce que tu auras en Play-Off. Donc on doit être plus constants dans les matchs restants. Chaque match a son importance, on doit être conscients de ça. Tu ne peux pas espérer que tout se mette en place d’un coup quand les choses sérieuses débutent et que les autres équipes sont prêtes. C’est un effort au quotidien pour se mettre dans les meilleures dispositions possibles et être prêts comme les autres. »

Néanmoins Rose se montre en forme lors des 4 derniers matchs de la saison régulière, pour 4 victoires importantes pour dépasser Toronto et finir la saison avec 50 victoires et la 3ème place de la Conférence Est en poche. Lors du dernier match, les Bulls battent Atlanta, qui termine largement meilleur bilan de l’Est avec 60-22. La bonne nouvelle, c’est qu’au moment d’aborder les Play-Offs, contre une jeune et surprenante équipe des Bucks de Milwaukee, Chicago n’a aucun blessé à déclarer, une première depuis les PO 2012 ! L’autre excellente nouvelle étant que Jimmy Butler conclu une saison de rêve pour lui en remportant le trophée de Most Improved Player, après être devenu le leader offensif de l’équipe, un All Star et un leader (20.0pts à 46.2% aux tirs dont 37.8% à 3pts, 5.8rbs, 3.3asts, 1.8stl).

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Si le Game 1 se déroule assez tranquilement pour les Bulls (victoire 103-91), le reste de la série sera beaucoup plus difficile, avec un pressing constant et des match-ups toujours bien gérer par Milwaukee avec la vivacité des Carter Williams, Middleton et un énorme Henson en sortie de banc qui profite parfaitement de la lacune principale de Chicago, le manque de protection de la raquette. Chicago remporte malgré tout les matchs 2 et 3 mais à énormément souffert à chaque fois, notamment à Milwaukee au Game 3 ou il faudra 2 prolongations et 34pts à 12/23 aux tirs, 5rbs, 8asts et 3stls de Rose. Néanmoins ces jeunes Bucks plein de fougue donnent énormément de fil à retordre à des Bulls qui vont doucement se mettre à douter.

Au Game 4, Chicago continue d’éprouver les pires difficultés à se sortir des problèmes de match-ups posés par l’équipe de Jason Kidd. Middleton ou Antetokounmpo sur Rose, Carter Williams sur Butler, Henson sur Gasol, les principales menaces offensives des Bulls ont du mal à s’exprimer et sont systématiquement poussés hors de leur zone de confort, à l’image de Butler qui signe 33pts mais surtout grâce à un 5/7 à 3pts inhabituel pour lui. Le score est de 90-90 avec une ultime remise en jeu pour Milwaukee et 1 seconde à jouer, mais un énorme oubli défensif de Rose permet à Bayless d’être seul sous le cercle pour un lay-up au buzzer qui offre la victoire aux Bucks !

Au Game 5 à Chicago, l’adresse n’est plus présente pour le duo Rose (5/20) Butler (5/21), encore une fois très perturbé par la défense adverse. Et malgré un Pau Gasol actif et un Noah qui retrouve des sensations, les Bulls s’inclinent de nouveau (94-88), laissant la série repartir à Milwaukee pour le Game 6 et des spécialistes qui prédisent un Game 7 et une possible surprise … Mais la surprise, c’est que les Bulls arrivent dans le Wisconsin pour ce 6ème match avec la rage. D’entrée de match ils prennent les Bucks à la gorge avec un Mike Dunleavy omniprésent. 34-16 après un quart, 65-33 à la pause, 91-52 après 3 quart et un score final de 120-66, soit le 3ème plus gros écart de l’histoire de la NBA dans un match de PO ! De quoi retrouver le sourire et la confiance avant de retrouver une vieille connaissance au tour suivant …

Mike Dunleavy lay up @ Bucks

Au second tour, les Bulls retrouvent un certain LeBron James, qui voit Chicago se dresser sur sa route pour la 4ème fois en 6 ans ! Revenu à Cleveland l’été précédent, James entend mener les siens jusqu’au titre et affronter une équipe qu’il a toujours battu en PO le motive. Mais ça n’impressionne pas Joakim Noah qui déclare à la fin du Game 6 à Milwaukee : « Je ne pensais pas dire ça un jour, mais je suis excité d’aller à Cleveland. » Il faut dire qu’avec l’absence de Kevin Love jusqu’à la fin des PO, la suspension de JR Smith pour les 2 premeirs matchs et un Kyrie Irving diminué, Les Bulls croient dur comme fer en leurs chances. Ils prennent d’ailleurs le G1 dans l’Ohio, avec un 3ème quart-temps de folie et un trio Rose/Butler/Gasol qui prend les choses en main, libéré de la pression étouffante de la défense des Bucks. Le trio signe 66 des 99pts des Bulls et impose le rythme.

Chicago a gagné le G1 face à LeBron, comme en 2011 et 2013. Mais ces 2 années là, la suite a été très compliquée avec 4 défaites de suite et une élimination décevante. Cette fois ci, pas question de subir le même affront. Mais alors qu’ils ont menés au score lors de la totalité du G1, les Bulls réalisent un début de match difficile et ce sont cette fois les Cavs qui prennent le contrôle des opérations et qui mèneront lors de l’ensemble de la partie, avec un 38-18 dés le 1er quart que Chicago ne pourra jamais rattraper …

A 1-1, la série repart à Chicago et JR Smith retrouve les parquets après sa suspension. Et au contraire des 2 premiers matchs, les 2 équipes s’échangent l’avantage à de nombreuses reprises et personne ne prend les devants. JR Smith prend un malin plaisir à jouer les trouble fêtes en rentrant de nombreux 3pts assassins. En face, Derrick Rose réplique sans relâche et le duo Gibson/Mirotic fait un énorme taf défensif en sortie de banc. Smith égalise à 96-96 avec son 4ème 3pts de la soirée. Il reste 3 secondes et les Bulls ont la remise en jeu. Rose échappe à Shumpert et se retrouve à 8 mètres du cercle avec Tristan Thompson devant lui. Il déclenche une prière au buzzer qui rentre avec la planche dans une folie indescriptible au United Center pendant que Rose n’affiche pas la moindre émotion !

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Pour la 1ère fois, Chicago remporte 2 matchs dans une série de PO face à LeBron James. Mais ce dernier est bien décidé à jouer un mauvais tour de plus aux Bulls. Le score est de 84-84 avec 1 seconde à jouer dans un match 4 ardemment disputé de bout en bout. Les arbitres regardent un ralenti, ce qui offre un temps-mort inattendu aux Cavs, qui n’en possédaient plus. Sur la remise en jeu, James obtient le ballon ligne de fond et rentre un tir au buzzer qui plonge le United Center dans un silence de mort. Tout le contraste du Game 3. Cleveland égalise de nouveau dans la série, qui repart dans l’Ohio pour le Game 5.

Un Game 5 qui sera totalement maîtrisé par James. Sur la lancée de son Buzzer Beater au Game 4, il provoque Butler tout au long de la rencontre et se promène en post-up, signant 38pts à 14/24, 12rbs, 6asts, 3stls, 3blks. 2 balles perdues dans les dernières minutes font pencher la balance du côté des Cavs alors que les Bulls avaient offert une bonne résistance jusqu’ici, avec notamment Butler et Dunleavy qui auront longtemps perturbé la défense adverse. Mais le mal est fait, mentalement les Bulls sont épuisés et finissent par craquer dans un Game 6 à sens unique au United Center, ou les Cavs prennent 14pts d’avance dés le 2ème quart pour finalement s’imposer 94-73 et se qualifier pour les finales de conférence …

Chicago est donc éliminé par LeBron James pour la 4ème fois en 6 ans, dans la série qui semblait la plus abordable des 4 vu les absences côté Cavaliers ! La déception est grande sur les bords du Lac Michigan, ce qui annonce un nouvel été mouvementé pour essayer de trouver ce qui ne va pas et ce qu’il faut changer. Dans la tête de Forman et Paxson, il semble évident qu’un changement d’entraîneur est la solution. Leur relation avec Thibodeau a atteint un point de non retour et l’annonce de son renvoi ne met pas longtemps à arriver ! Un licenciement qui débute une intersaison pendant laquelle les Bulls vont devoir : 1) trouver un nouveau coach 2) trouver un accord avec Jimmy Butler, auteur d’une saison fabuleuse et qui va réclamer beaucoup plus que ce qu’il a refusé l’été précédent 3) gérer les fins de contrat de Kirk Hinrich, Aaron Brooks et Mike Dunleavy et chercher qui pourra renforcer ce groupe. Bref, il y a du pain sur la planche pour présenter une équipe digne de ce nom la saison suivante, la 50ème de l’histoire de la franchise …

Dun and Rose

Bilan : 50-32
Classement : 2èmes de la Central Division, 3èmes de la Conférence Est
Attaque : 100.8PPG (15èmes sur 30)
Défense : 97.8PPG (9èmes sur 30)
Meilleur marqueur : Jimmy Butler (20.0)
Meilleur rebondeur : Pau Gasol (11.8)
Meilleur passeur : Derrick Rose (4.9)

Crédit Montage : Laurent Rullier (Basket Rétro)

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